Par Don Benjamin Makolo
L’activiste politique Carbone Béni a réagi, ce jeudi 30 avril 2026, sur son compte X aux sanctions annoncées par les États-Unis contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, en lien avec son rôle présumé dans la déstabilisation de l’Est du pays.
Dans sa déclaration, il a exprimé une position favorable à cette décision internationale, estimant qu’elle répond à des préoccupations de longue date liées à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. « C’est avec un sentiment de satisfaction que nous accueillons l’annonce des sanctions américaines visant Joseph Kabila, en raison de son rôle dans la déstabilisation de l’Est de notre pays », a-t-il écrit.
Carbone Béni a également rappelé les accusations récurrentes portées contre l’ancien chef de l’État concernant son implication supposée dans les dynamiques de conflit armé dans l’Est, évoquant notamment des liens présumés avec certains groupes armés actifs dans la région. « Depuis plus d’une décennie, son implication à travers un soutien aux milices, notamment le M23, est régulièrement pointée du doigt. Beaucoup estiment qu’il serait également le chef caché de la rébellion AFC/M23, appuyée par le régime rwandais de Paul Kagame. »
Ces propos reprennent des allégations fréquemment relayées dans le débat politique congolais et régional, mais qui restent contestées et non établies par des preuves judiciaires publiques.
Dans la suite de sa réaction, l’activiste estime que ces sanctions constituent une étape importante dans le processus de responsabilisation des acteurs impliqués dans les violences à l’Est de la RDC. « Après les sanctions visant ce dernier, celles qui concernent aujourd’hui Joseph Kabila marquent une nouvelle étape dans la recherche de responsabilité et de justice. L’ordre doit régner, et l’ordre régnera. »
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et diplomatiques autour de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où plusieurs acteurs armés, dont le mouvement M23, continuent d’être accusés d’exactions et de déstabilisation.