Par Gloire Balolage
Le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a procédé à la clôture des travaux du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation. Cette cérémonie s’est tenue au nom de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, marquant ainsi la fin de plusieurs échanges stratégiques autour de l’avenir du secteur éducatif en République démocratique du Congo.
Dans son allocution de clôture, le vice-Premier ministre a salué la qualité des travaux réalisés tout au long des assises. Il a souligné que la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (SSEF 2016–2025) a permis d’enregistrer des avancées significatives et indéniables, notamment dans la transformation progressive du capital humain du pays.
De son côté, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présenté les principaux arbitrages retenus dans le cadre de la future Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF 2026–2030).
Cette nouvelle orientation stratégique met l’accent sur le recentrage du système éducatif autour des apprentissages et de la qualité de l’enseignement. Elle insiste également sur la formation des enseignants, ainsi que sur l’investissement dans le capital humain, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer la performance globale du secteur éducatif.
Au cours des travaux, un moment important a été marqué par l’adoption de la Déclaration de Kinshasa sur le financement durable de l’éducation et de la formation. Ce document traduit un engagement commun en faveur d’un financement plus stable et structuré du secteur éducatif.
Cette déclaration réaffirme également la volonté des parties prenantes de faire de l’éducation un droit effectif pour tous. Elle la positionne comme un moteur de cohésion sociale, de paix et de résilience, mais aussi comme un pilier central du développement durable en République démocratique du Congo.
Ainsi, ces travaux de haut niveau se sont clôturés sur une note d’engagement collectif, confirmant la volonté des autorités de renforcer durablement le système éducatif à travers des réformes structurantes et une vision axée sur la qualité et l’inclusion.