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14 ans de la LUCHA : le mouvement citoyen met en garde contre les dérives politiques et appelle à la protection de la souveraineté nationale

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La LUCHA dans une manifestation [photo d'illustration]
La LUCHA dans une manifestation [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

À l’occasion de son 14ᵉ anniversaire ce 1er mai, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a, dans une déclaration publique rappelé son engagement de longue date pour la justice, la dignité et la démocratie en République démocratique du Congo. Il a mis en avant quatorze années de mobilisation citoyenne, de résistance non violente et de plaidoyer en faveur des droits humains et de la bonne gouvernance.

La LUCHA a insisté sur le fait que son parcours, bien que porteur d’espoir, a été jalonné de lourds sacrifices. Le mouvement a rendu un hommage appuyé à plusieurs de ses membres tombés dans le cadre de leur toengagement, citant notamment Luc Nkulula, Obadi Muhindo et Freddy Kambale, tués dans des circonstances violentes. Il a également évoqué Lafontaine Katsurahande, survivant mais gravement marqué, ainsi que Mumbere Ushindi, et d’autres militants victimes des violences, dont certains tués ou enlevés par des groupes armés.

Rappelant que ces militants étaient avant tout des citoyens engagés, porteurs d’idéaux pour un Congo meilleur, la LUCHA a souligné que leur mémoire demeure au cœur de son combat. Leur engagement, a-t-elle affirmé, continue d’inspirer ses actions et de renforcer sa détermination à poursuivre la lutte pour les droits et les libertés fondamentales.

Abordant la situation actuelle, le mouvement a dénoncé la détention de trois de ses membres à Bunia par les autorités militaires. Il a qualifié leur engagement de pacifique et légitime, exigeant leur libération immédiate et sans condition. Malgré les intimidations, les arrestations arbitraires et les violences, la LUCHA affirme que sa détermination reste intacte et que son combat se poursuit avec lucidité et unité.

Sur le plan sécuritaire, la LUCHA s’est dite profondément préoccupée par la situation à l’Est du pays. Elle a condamné l’occupation d’une partie du territoire national par l’AFC/M23. Le mouvement appelle le gouvernement congolais à assumer pleinement sa responsabilité de défense de l’intégrité territoriale et à œuvrer à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones sous occupation.

La déclaration aborde également la question de l’ordre constitutionnel. La LUCHA y exprime son opposition ferme à toute initiative de révision ou de changement de la Constitution. Elle exhorte le président Félix Tshisekedi à renoncer à un projet qu’elle juge dangereux et provocateur, tout en mettant en garde contre les conséquences d’une telle démarche dans un contexte marqué par des blessures encore vives issues des luttes passées.

Le mouvement n’a pas manqué de rappeler les nombreuses victimes des violences en RDC, notamment celles attribuées aux groupes armés tels que les ADF et la CODECO, ainsi que des figures emblématiques de la lutte pour la démocratie comme Rossy Mukendi et Thérèse Kapangala. Il a également abordé la question de la souveraineté migratoire, estimant que le pays ne doit pas être considéré comme une terre de relocalisation au détriment de ses propres citoyens confrontés au déplacement et au chômage.

Enfin, la LUCHA a critiqué la gestion des initiatives diplomatiques liées à la crise sécuritaire à l’Est, dénonçant l’exclusion de la société civile et des victimes directes des processus en cours. Elle exige le retrait des militaires rwandais du territoire congolais, notamment de Goma et Bukavu, avant toute reprise des négociations. 

Enfin, le mouvement a renouvelé ses engagements, notamment en faveur de la libération des détenus d’opinion, de la préservation de la mémoire des martyrs et de la défense de l’unité et de la souveraineté nationale, réaffirmant que « la lutte continue ».

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Vendredi 1 mai 2026 - 14:33