Par la Rédaction
A la veille d’un événement inédit pour la musique africaine, les rivalités se taisent. Plusieurs grandes figures de la scène congolaise, à Kinshasa comme dans la diaspora, ont publiquement apporté leur soutien à Fally Ipupa, attendu samedi 2 et dimanche 3 mai 2026 au Stade de France pour deux concerts déjà historiques.
Le geste le plus remarqué est venu de Ferré Gola, longtemps présenté comme son principal rival. Sur le plateau de Netic TV, le chanteur a déclaré sans ambiguïté soutenir « ces deux concerts ». Héritier Wata a relayé le même message sur ses réseaux sociaux.
Plus inattendue, la prise de position d’Innoss’B. Sur Facebook, le jeune artiste a estimé que « Fally Ipupa au Stade de France, c’est la culture congolaise et africaine qui est à l’honneur ». Le franco-congolais Hiro a, lui aussi, adressé un message d’encouragement à celui que ses fans surnomment « l’Aigle ».
La liste des soutiens dessine un rare front uni générationnel : Jossart Nyoka Longo, Werrason, JB Mpiana, Félix Wazekwa, Manda Chante, Hugues But na Filet, Gaz Mawete ou encore Gally Garvey ont salué l’initiative.
Un « sold out » qui ouvre la voie à un record
Après avoir affiché complet pour la première date du 2 mai, Fally Ipupa est assuré de remplir l’enceinte de Saint-Denis. Il deviendrait ainsi le premier artiste résidant en République démocratique du Congo à se produire dans la plus grande infrastructure sportive française.
Inauguré le 28 janvier 1998 par Jacques Chirac lors du match France-Espagne, le Stade de France avait été construit pour la Coupe du monde de football. D’une capacité modulable de plus de 80 000 places, il n’accueille aucun club résident et reste propriété de l’Etat. Lieu de grands rendez-vous sportifs et culturels, il représente un symbole que peu d’artistes africains ont approché. Jusqu’ici, seuls des musiciens français ou anglo-saxons y avaient programmé des concerts à guichets fermés.
Pour la scène congolaise, longtemps marquée par des querelles de chapelles, l’union sacrée autour de Fally Ipupa marque un tournant. Au-delà du record, c’est la reconnaissance d’une industrie musicale qui, de Kinshasa à Paris, entend désormais parler d’une seule voix.