Par Gloire Balolage
Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a participé à un atelier de restitution des résultats de l’enquête STEPWISE, le 18 décembre 2025, à Kinshasa.
Cette enquête menée dans les provinces de Kinshasa, de la Tshopo et du Kasaï Oriental, a été réalisée avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que des partenaires techniques et financiers.
À cette occasion, le ministre de la Santé Publique a salué la qualité du travail accompli par les équipes techniques et les enquêteurs de terrain. Il a souligné l’importance stratégique des données issues de cette enquête, qui constituent un outil essentiel pour orienter les politiques publiques de santé en République démocratique du Congo.
Selon les résultats présentés, bien que certains facteurs de risque demeurent relativement stables, la croissance démographique entraîne une augmentation notable du nombre de personnes exposées aux maladies non transmissibles (MNT). Cette situation accentue la pression exercée par ces pathologies sur le système de santé national. L’enquête met toutefois en évidence une baisse de l’inactivité physique, perçue comme un signal encourageant dans les efforts de prévention.
Le ministre Roger Kamba a aussi rappelé la position récente de l’Organisation mondiale de la Santé, qui reconnaît désormais l’obésité comme une maladie à part entière. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention et de prise en charge des maladies non transmissibles afin de faire face à leur progression.
Face à ces constats, le Gouvernement de la République a annoncé plusieurs mesures prioritaires. Celles-ci portent notamment sur l’intégration de la prévention des maladies non transmissibles dans les bases de données sanitaires nationales, le renforcement de la prise en charge communautaire, en particulier dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité, ainsi que la promotion de la médecine de famille et une meilleure répartition des professionnels de santé.
Le ministre de la Santé Publique a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre la surveillance épidémiologique de la population congolaise et à collaborer étroitement avec les partenaires techniques et financiers, en particulier l’OMS, dans le but de réduire durablement l’impact des maladies non transmissibles sur la santé publique.
Enfin, le ministre de la Santé Publique a encouragé les institutions de santé ainsi que les chercheurs à approfondir les analyses et à produire des études complémentaires sur les maladies évitables, afin de soutenir une prise de décision fondée sur des évidences scientifiques.