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Déportation de migrants colombiens vers la RDC : le Président Gustavo Petro hausse le ton et exige leur rapatriement immédiat “sans chaînes”

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Le Président du Colombie Gustavo Petro [photo d'illustration]
Le Président du Colombie Gustavo Petro [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

La situation de plusieurs ressortissants colombiens déportés vers la République démocratique du Congo suscite de vives réactions en Colombie. Ces migrants, transférés récemment vers le territoire congolais, espèrent désormais un retour rapide dans leur pays d’origine à la suite de l’intervention des autorités colombiennes.

Le Président colombien Gustavo Petro a en effet durci le ton face à cette situation. Il a ordonné à son ministre des Affaires étrangères d’organiser le rapatriement des ressortissants concernés « sans chaînes », tout en dénonçant sur le réseau social X ce qu’il qualifie d’« ostracisme » à l’encontre de ces citoyens colombiens.

Sur le terrain, certains migrants concernés, notamment Cubillos et Rodelo, ont confié à lpais.com que l’idée de retourner en Colombie, pays qu’ils avaient initialement fui en raison de menaces, ne faisait pas partie de leurs projets. Toutefois, ils estiment désormais que ce retour apparaît comme la seule issue réaliste face à leur situation actuelle.

Par ailleurs, il convient de rappeler que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique avoir été sollicitée par le gouvernement congolais afin d’apporter une assistance humanitaire à 15 migrants en provenance des États-Unis, arrivés sur le sol congolais dans le cadre d’un dispositif d’accueil temporaire.

Dans une mise au point faite lundi 20 avril, le porte-parole de l’OIM a précisé que, en complément d’une assistance basée sur les besoins et des évaluations individuelles, l’organisation peut proposer un appui aux migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques en vigueur.

L’OIM souligne également que tous les retours assistés qu’elle encadre sont strictement volontaires et reposent sur le consentement libre, préalable et éclairé des personnes concernées. Elle ajoute qu’elle peut limiter, refuser ou suspendre son implication si les normes minimales de protection ne sont pas garanties.

Enfin, l’organisation internationale précise que les questions relatives aux termes ou au champ d’application des accords bilatéraux relèvent exclusivement des autorités gouvernementales compétentes. De son côté, les autorités congolaises ont franchi un premier pas dans la mise en œuvre du dispositif d’accueil temporaire, avec l’arrivée de 15 personnes à Kinshasa le vendredi dernier, marquant le début de la phase opérationnelle de ce mécanisme.

Mardi 21 avril 2026 - 23:07