Par Gloire Balolage
Réunis à Évian, en France, les dirigeants du G7 ont lancé, mardi, un appel à une « réponse forte et coordonnée » face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, une situation sanitaire jugée préoccupante et susceptible de se prolonger jusqu’à un an si elle n’est pas maîtrisée.
Dans leur déclaration commune, les dirigeants du G7, rejoints par plusieurs partenaires internationaux, insistent sur la nécessité d’une mobilisation rapide et concertée afin de faire face aux risques sanitaires liés à cette épidémie, qui continue de se propager dans la région des Grands Lacs.
Ils expriment leur profonde tristesse face aux pertes en vies humaines et au lourd fardeau imposé aux populations touchées. Ils réaffirment leur solidarité avec les pays concernés, notamment la République démocratique du Congo et l’Ouganda, où la situation demeure particulièrement critique.
Le G7 souligne que l’épidémie est concentrée dans une zone isolée et touchée par des conflits armés, ce qui complique fortement les opérations de confinement, l’accès aux soins médicaux et la logistique humanitaire. Il relève également les limites des vaccins, des tests de diagnostic et des traitements actuellement disponibles face à la souche virale rare en circulation.
Dans ce contexte, les dirigeants saluent les efforts du personnel de santé, des volontaires et des communautés locales, ainsi que l’engagement des gouvernements nationaux, qui continuent de renforcer les mesures de lutte contre la maladie malgré les contraintes sécuritaires et sanitaires.
La priorité, selon le G7, reste d’empêcher toute nouvelle propagation du virus, aussi bien dans les zones touchées de l’Est de la RDC que vers les pays voisins et le reste du monde. Les mesures clés comprennent notamment le traçage des contacts, la prévention et le contrôle des infections, les tests en laboratoire, la quarantaine, l’isolement et la surveillance des frontières.
Sur les plans financier et technique, les dirigeants saluent les soutiens déjà mobilisés, notamment ceux des États-Unis et de l’Union européenne, ainsi que les efforts de plusieurs partenaires internationaux visant à renforcer la riposte sanitaire et humanitaire dans la région.
Ils rappellent également l’importance du plan de réponse humanitaire du système des Nations unies, qui vise à venir en aide à des millions de personnes en situation de vulnérabilité, tout en appelant d’autres pays et des acteurs privés à contribuer davantage à la lutte contre cette épidémie.
Enfin, les dirigeants du G7 soulignent que les conflits persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo entravent la mise en œuvre des mesures de santé publique. Ils appellent toutes les parties à respecter leurs engagements dans le cadre des accords de paix existants, notamment ceux de Washington et le cadre de Doha, tout en annonçant un renforcement de la coordination internationale ainsi que la tenue d’une réunion au niveau du G20 afin d’élargir la réponse mondiale.