Breaking News

RDC : l’UDPS refuse d’assumer seule le bilan de Tshisekedi et rappelle que le pouvoir est celui de l’Union sacrée

Catégorie
Image
Photo d’illustration
Photo d’illustration

Par Patrick Kitoko

L’UDPS/Tshisekedi - Union pour la démocratie et le progrès social - réaffirme que la gestion actuelle du pouvoir en République démocratique du Congo relève de la coalition Union sacrée de la nation, et non du seul parti présidentiel.

Cette position a été réaffirmée dans une mise au point du parti, au lendemain d’une matinée politique organisée au siège de l’UDPS/Tshisekedi, à Kinshasa. Au cours de cette rencontre, le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, s’est insurgé contre les analyses attribuant exclusivement à l’UDPS la responsabilité du bilan de l’actuel régime.

« J’ai des regrets quand j’entends des gens dire que le régime de l’UDPS a échoué. Ce n’est pas le régime de l’UDPS/Tshisekedi. C’est le régime de l’Union sacrée. Nous sommes dans un régime de coalition », a déclaré Augustin Kabuya.

Pour le secrétaire général de l’UDPS, l’implication de plusieurs composantes de la majorité présidentielle dans la gestion des institutions justifie cette lecture du pouvoir. Il a notamment estimé que l’appellation de « régime UDPS » ne pourrait être retenue que si l’ensemble des animateurs des institutions issus de la coalition acceptaient de céder leurs postes au parti présidentiel.

« Pour que j’accepte que ce soit le régime de l’UDPS, il faudrait que tous les animateurs des institutions acceptent de céder des postes à l’UDPS », a-t-il ajouté.

Mise au point sur la responsabilité du bilan. À travers cette clarification, l’UDPS entend remettre en perspective les critiques adressées au pouvoir de Félix Tshisekedi. Pour le parti présidentiel, les résultats, les difficultés et les éventuels échecs de l’action gouvernementale ne peuvent être imputés au seul UDPS, dès lors que l’exécutif fonctionne dans le cadre d’une coalition politique.

Cette sortie intervient dans un contexte où le bilan du pouvoir en place fait l’objet de débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Les partisans du chef de l’État mettent en avant les réformes et les actions engagées depuis son accession au pouvoir, tandis que ses détracteurs dénoncent notamment les difficultés persistantes dans plusieurs secteurs de la vie nationale.

En réaffirmant le caractère « Union sacrée » du régime, l’UDPS semble donc vouloir rappeler que la majorité présidentielle constitue une responsabilité politique partagée entre plusieurs formations et personnalités qui participent à la gestion des institutions.

Samedi 8 août 2026 - 15:48