Par Serge Mavungu
Après avoir procédé à la libération de quinze personnes détenues dans le cadre du Mécanisme de libération des prisonniers prévu par le processus de Doha, le Gouvernement congolais attend désormais une mise en œuvre réciproque et effective des engagements pris par les différentes parties.
Dans un communiqué publié vendredi 7 août 2026, Kinshasa présente cette libération, facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), comme une traduction concrète de sa bonne foi et de sa détermination à respecter les engagements souscrits dans le cadre du processus de Doha.
Pour les autorités congolaises, toutefois, cet acte ne saurait rester isolé. Le Gouvernement insiste sur la nécessité que les autres parties transforment à leur tour leurs engagements en actions concrètes sur le terrain, une condition qu’il juge essentielle à la crédibilité du processus de paix.
Kinshasa demande notamment l’application effective du cessez-le-feu et des mesures de confiance convenues, tout en appelant à l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+). Ce dispositif doit permettre de vérifier de manière indépendante, sur le terrain, les incidents et les violations signalés.
Dans ce contexte, le Gouvernement congolais dénonce la persistance des violations du cessez-le-feu et des « actions hostiles » attribuées au Rwanda et à l’AFC/M23, qu’il considère comme autant de facteurs entravant la mise en œuvre du processus de Doha.
Kinshasa estime ainsi que la réussite du processus repose sur une mise en œuvre effective et réciproque des engagements. La libération des prisonniers constitue une étape, mais le Gouvernement attend désormais des avancées concrètes sur les autres engagements, notamment ceux liés au cessez-le-feu, aux mécanismes de vérification et aux mesures de confiance.
Cette dynamique doit, selon le Gouvernement, permettre de faire progresser les discussions sur les six protocoles encore attendus et, à terme, conduire à la conclusion d’un accord de paix global.
Kinshasa réaffirme enfin son attachement au processus de Doha et appelle toutes les parties à traduire leurs engagements en actes, dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux de la République démocratique du Congo.