Par Serge Mavungu
Le nouveau plan de préparation et de réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola, couvrant une période de 180 jours à partir du mois de septembre, a été présenté au ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale. Le document, présenté comme consensuel entre le Gouvernement et ses partenaires, a été officiellement signé par le ministre.
Selon le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mamba Kazadi, ce nouveau plan constitue la deuxième version du dispositif de préparation et de réponse à l’épidémie.
« On a eu à présenter à Son Excellence le plan de préparation et de réponse à cette épidémie, version 2. Donc le nouveau plan pour 180 jours partant du mois de septembre et Son Excellence Monsieur le Ministre a signé officiellement aujourd'hui ce plan », a-t-il déclaré.
Le responsable de l’INSP a indiqué que cette nouvelle phase de la riposte sera mise en œuvre conjointement par le Gouvernement et l’ensemble de ses partenaires.
Sur le plan épidémiologique, Dr Dieudonné Mamba Kazadi a fait état d’une tendance globalement à la baisse dans les provinces affectées. Il a toutefois relevé la nécessité d’une attention particulière dans certaines zones, notamment au Nord-Kivu, où une tendance à la hausse est encore observée.
La réunion de coordination stratégique a également abordé la continuité des soins et la gratuité des services de santé dans les provinces touchées, particulièrement en Ituri. Selon le DG de l’INSP, les partenaires engagés à mettre à disposition les médicaments doivent les rendre disponibles d’ici la fin du mois afin de permettre le lancement progressif de la gratuité des soins dans cette province.
Cette gratuité doit commencer dans deux zones, avec plusieurs dispositifs déjà mis en place, notamment le recensement du personnel de santé. La disponibilité des médicaments reste l’une des conditions nécessaires au démarrage du dispositif.
La question du financement de la riposte a également été examinée. Sur les 80 organisations intervenant sur le terrain, une vingtaine seulement ont, à ce stade, renseigné les informations financières relatives à leurs engagements, aux montants reçus et aux fonds décaissés. Il a été recommandé de solliciter les autres partenaires afin qu’ils communiquent ces données au cours de la semaine.
Enfin, la préparation de Kinshasa, considérée comme une province à risque, a été abordée à travers la communication sur la maladie à virus Ebola. La coordination recommande d’accélérer la mise en œuvre du plan de communication, notamment en associant davantage les leaders religieux, les églises, les pasteurs et les chefs d’églises aux actions de sensibilisation.