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Dialogue national : Alain Bolodjwa plaide pour la participation des victimes sécuritaires, des jeunes et des personnes handicapées

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Alain Bolodjwa, président de la Génération Rupture, aux côtés d’Ados Ndombasi, lors du lancement de la campagne de vulgarisation et de défense de la Constitution.
Alain Bolodjwa, président de la Génération Rupture, aux côtés d’Ados Ndombasi, lors du lancement de la campagne de vulgarisation et de défense de la Constitution.

Par Serge Mavungu

Le débat autour du dialogue national en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la société civile et des acteurs politiques. Pour Alain Bolodjwa, président de la plateforme Génération Rupture, la réussite d’un tel processus dépend notamment de sa capacité à prendre en compte les différentes catégories de Congolais directement touchées par les crises que traverse le pays.

Dans cette perspective, il estime que les victimes sécuritaires ne devraient pas être considérées comme de simples bénéficiaires des décisions qui seront prises dans le cadre du dialogue. Elles devraient, selon lui, être représentées et pouvoir faire entendre leurs préoccupations.

Alain Bolodjwa évoque notamment les familles ayant perdu des proches, les personnes contraintes de quitter leurs milieux de vie, celles qui ont perdu leurs maisons ou leurs moyens de subsistance, ainsi que les personnes affectées par les violences et l’insécurité dans différentes parties du pays.

À ses yeux, un dialogue qui prétend rechercher des solutions durables aux crises congolaises ne peut pas se limiter aux seuls responsables politiques. Il devrait également donner une place aux citoyens qui subissent directement les conséquences des décisions politiques, de l’insécurité et des dysfonctionnements de la gouvernance.

Le président de Génération Rupture insiste également sur la nécessité d’une représentation des personnes handicapées, notamment celles dont la situation résulte des violences ou des conflits. Leur participation permettrait, selon lui, de mieux prendre en compte les conséquences humaines et sociales des différentes crises qui affectent le pays.

La jeunesse constitue également, à ses yeux, une composante incontournable de ce processus. Alain Bolodjwa estime qu’elle ne devrait pas être seulement sollicitée comme force de mobilisation, mais qu’elle devrait pouvoir participer aux discussions sur l’avenir du pays et contribuer à la définition des solutions aux problèmes qui se posent à la RDC.

Au-delà de la composition du dialogue, le responsable de Génération Rupture pose surtout la question de sa finalité. Il invite les initiateurs et les différents acteurs concernés à déterminer clairement les problèmes que le dialogue entend résoudre, les participants appelés à y prendre part, les bases sur lesquelles les discussions doivent se dérouler ainsi que les mécanismes permettant d’assurer l’application des éventuelles résolutions.

« Quel dialogue pour résoudre quel problème, avec qui, sur quelle base, avec quelle limite et avec quelle garantie d’exécution ? », s’interroge-t-il.

Cette interrogation renvoie, selon son approche, à la nécessité de tirer les leçons des expériences précédentes de dialogue en République démocratique du Congo. Pour lui, l’enjeu ne devrait pas être uniquement de réunir les différentes parties autour d’une même table, mais de parvenir à des engagements susceptibles d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations de la population.

Alain Bolodjwa met également en avant la question de la gouvernance. Les citoyens confrontés aux conséquences de la mauvaise gouvernance devraient, selon lui, pouvoir faire entendre leur voix dans un processus qui prétend contribuer à améliorer la gestion de la chose publique.

Pour le président de Génération Rupture, le dialogue doit ainsi dépasser les seuls calculs ou arrangements entre acteurs politiques et s’intéresser aux préoccupations concrètes de la population. La participation des victimes sécuritaires, des jeunes, des personnes handicapées et d’autres composantes de la société devrait permettre, estime-t-il, d’élargir les discussions aux réalités vécues sur le terrain.

Dans cette logique, le dialogue national apparaît moins comme une simple rencontre entre responsables politiques que comme un cadre devant permettre d’identifier les causes des crises, d’écouter les différentes catégories de la population et de dégager des engagements dont la mise en œuvre pourrait être vérifiable.

Pour Alain Bolodjwa, la question fondamentale reste donc celle de la capacité d’un tel processus à produire des réponses concrètes. La crédibilité du dialogue dépendrait ainsi autant de son caractère inclusif que de la clarté de ses objectifs et de l’effectivité des décisions qui pourraient en découler.

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Jeudi 24 septembre 2026 - 20:16