Par Patrick Kitoko
La Haute Cour militaire a décidé de franchir une étape décisive dans le procès du général Philémon Yav Irung, poursuivi pour trahison. L’audience a été marquée par le dessaisissement du CNC -Conseil national de cyberdéfense- , pourtant mandaté pour analyser les téléphones de l’officier supérieur.
Le CNC, service spécialisé rattaché à la Présidence de la République, a une nouvelle fois déclaré ne pas être en mesure de livrer ses conclusions. En cause, selon ses experts, « le niveau élevé de sécurité des terminaux concernés », qui empêcherait toute exploitation des données. L’institution a ainsi sollicité un délai supplémentaire, sans toutefois en préciser la durée.
Une demande jugée irrecevable par le premier président de la Haute Cour militaire. Estimant ne pouvoir « s’y fier » en l’absence d’échéance claire, le magistrat a ordonné la restitution immédiate des appareils au général Yav et décidé de poursuivre la procédure sans attendre les résultats de l’expertise.
La Cour a ainsi fixé le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries des avocats au 5 mai prochain, marquant un tournant dans ce dossier sensible qui tient en haleine l’opinion publique congolaise.