Par Grevisse Tekilazaya
En République démocratique du Congo, les réactions de l'opposition ainsi que de la société civile n'ont pas tardé, à la suite de l'appel à contribution lancé par le Secrétaire permanent de l'Union sacrée de la Nation, pour des réformes constitutionnelles. Du côté de l'Opposition, la coalition Lamuka dénonce une demande qui ne cadre pas avec la réalité.
" S'il y a bien des consultations à mener c'est pour résoudre la question de l'eau, de l'insécurité, du manque d'emploi, de la pauvreté qui gagne toutes les provinces du Congo", fait savoir Prince Epenge, l'un des cadres de la coalition Lamuka, plateforme forme politique de l'opposition que dirige l'ancien candidat à la présidentielle Martin Fayulu.
Une autre voix critique est celle de Jean-Claude Katende, président national de l'ASADHO. Ce dernier considère plutôt la démarche comme une véritable distraction.
" Le processus de collecte des contributions lancé par l'Union Sacrée de la Nation est une distraction. Ils ont déjà dans leur poche une constitution confectionnée à la taille du Président Tshisekedi. Même si le processus était sincère, quel degré de transparence et de confiance peut-on lui accorder, quand nous connaissons bien le jeu et les acteurs ? Déjà, ils ne veulent pas que ceux qui sont opposés à leur coup d'Etat constitutionnel puissent s'exprimer librement. Ce qui est vrai, est que le troisième mandat sera une tricherie", a-t-il écrit.
Dans son communiqué, le Secrétaire permanent de l'Union Sacrée de la Nation, André Mbata, a indiqué qu’une « commission technique » sera chargée d’examiner les propositions avant la remise du rapport au Président Félix Tshisekedi. Cet appel concerne des partis politiques, confessions religieuses, universitaires, juristes, syndicats, ONG et citoyens du pays comme de la diaspora, au plus tard le 20 mai 2026.