Par Don Benjamin Makolo
Le chauffeur Platini Sadisa a livré, suite à sa libération, un témoignage accablant sur les conditions de sa détention au camp Kokolo, à Kinshasa. Cette affaire continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Selon ses déclarations, Platini Sadisa aurait été interpellé puis conduit de force par des éléments en uniforme, identifiés comme appartenant au bataillon de la Police militaire (PM), au domicile de la chanteuse congolaise Rebo. Il affirme avoir ensuite été séquestré et soumis à de violentes tortures.
Dans son récit, il soutient avoir été « violemment battu » et contraint à faire des aveux sous la pression de ces agents. Platini Sadisa accuse ces derniers d’agir sur instruction présumée de l’artiste, une allégation qui reste à prouver par les autorités compétentes.
Le chauffeur nie formellement toute implication dans un vol supposé au préjudice de la chanteuse. Il appelle à la publication de preuves vidéo qui démontreraient le contraire, notamment des images où il serait aperçu en train de fouiller dans les affaires de l’artiste.
Concernant la séquence vidéo dans laquelle il reconnaît les faits, Platini Sadisa explique que ses aveux auraient été obtenus sous la contrainte. Selon lui, cette déclaration lui aurait été extorquée en échange de sa libération, moyennant le versement de 500 dollars américains et la signature forcée d’une décharge d’un montant de 3 000 dollars.
Cette affaire a pris une tournure judiciaire. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a saisi la justice militaire afin qu’une enquête soit ouverte sur ces violences présumées. Plusieurs médias congolais rapportent également que l’affaire Rebo fait désormais l’objet d’investigations officielles.