Par Gloire Balolage
Les exportations de cuivre de la République démocratique du Congo ont enregistré une baisse significative au cours du premier trimestre de l’année 2026, selon les données contenues dans un rapport récent. Cette contre-performance intervient dans un contexte où la production locale demeure relativement stable, illustrant un décalage entre les volumes produits et ceux effectivement exportés.
D’après ce document, les exportations de cuivre ont chuté de 14,6 % sur la période considérée, pour s’établir à environ 955.000 tonnes. Ce recul traduit une contraction notable des flux sortants de ce minerai stratégique, dont le pays est l’un des principaux producteurs mondiaux.
Parallèlement à cette baisse des exportations, certaines entreprises minières continuent d’afficher des performances solides sur le plan de la production. C’est notamment le cas de Kamoa-Kakula, qui a produit à elle seule 71.417 tonnes de cuivre au cours du premier trimestre 2026.
Le rapport souligne ainsi un contraste entre la résilience observée au niveau de la production locale et le repli des exportations. Cette situation met en évidence des dynamiques distinctes entre l’offre intérieure et les volumes destinés aux marchés internationaux.
En ce qui concerne le cobalt, un autre minerai clé pour l’économie congolaise, la tendance est inverse. Les exportations ont en effet connu une reprise, atteignant environ 48.800 tonnes après une période marquée par un gel des expéditions.
Cette reprise intervient dans un cadre strictement encadré par des quotas d’exportation, fixés afin de réguler le marché et de mieux contrôler les flux de ce métal stratégique. Ces mesures semblent avoir permis un redémarrage progressif des exportations de cobalt.
Au final, le rapport met en lumière une évolution contrastée des principales exportations minières de la RDC au premier trimestre 2026, avec un recul notable du cuivre d’un côté, et une reprise encadrée du cobalt de l’autre, dans un contexte de production locale globalement résiliente.