RDC : le ministre José Mpanda s'emploie pour le repositionnement stratégique du secteur des Postes et Télécommunications

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Par P.M

Arrivé à la tête du ministère des Postes et Télécommunications le 12 août 2025, Me José Mpanda Kabangu a hérité d'un secteur marqué par des blocages structurels et une faible présence de la RDC sur la scène internationale. Cent jours après sa nomination, plusieurs décisions traduisent une volonté de repositionnement stratégique.

Sur le plan diplomatique, la RDC a retrouvé ses droits au sein de l'Union Postale Universelle (UPU) après l'apurement des arriérés de cotisations, mettant fin à une suspension qui durait depuis 1992. Le pays a ainsi participé pleinement au 28ᵉ Congrès de l'UPU à Dubaï.

Dans la même dynamique, le Gouvernement a finalisé les démarches administratives pour le rapatriement du siège de l'Union Africaine des Télécommunications (UAT) à Kinshasa, avec le paiement de 1,47 million USD et la ratification des textes requis.

Sur le plan régional, le ministre a relancé le projet de fibre optique RDC-Tanzanie, long de 160 km, visant à renforcer la connectivité de l'Est du pays. La participation de la RDC au Transform Africa Summit 2025 à Conakry ; une première depuis la création de Smart Africa, a également marqué ce début de mandat.

À l'interne, un arrêté ministériel a permis la conversion et l'unification des licences des opérateurs télécoms, mettant fin à une insécurité juridique longtemps décriée par les investisseurs. Une réflexion est également engagée sur la participation des Congolais au capital des sociétés de télécommunications.

Sur le plan administratif, des mesures d'amélioration des conditions de travail ont été prises, notamment la dotation en équipements, la mise à disposition de bus pour le personnel et l'adoption d'une nouvelle grille barémique en attente de validation budgétaire.

Les prochains mois devraient être marqués par l'organisation des États généraux des Postes et Télécommunications et l'accélération des projets structurants, notamment le Projet de transformation numérique (PTN), qui prévoit 10 000 km de fibre optique sur cinq ans.

Avec moins de 4 000 km de fibre installée et un taux de pénétration de l'internet de 32 %, les défis restent immenses. Les cent premiers jours apparaissent ainsi comme une phase de remise à niveau institutionnelle, avant le test décisif de l'impact réel sur la connectivité et l'économie numérique.

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Vendredi 2 janvier 2026 - 10:40