Par Prosper Buhuru
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de crimes graves commis contre les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo, affirmant que ces exactions ne sauraient être ni oubliées ni relativisées.
Dans un message publié sur son compte X, le porte-parole du Gouvernement est revenu sur plusieurs épisodes sanglants ayant marqué des zones comme Goma, Rutshuru et l’axe Kamanyola–Uvira. Il évoque notamment des milliers de morts à Goma en l’espace de quelques jours, le massacre de plus de 300 civils hutu à Rutshuru en juillet dernier, ainsi que plus de 1500 victimes récentes lors d’attaques dans le Sud-Kivu.
Selon Patrick Muyaya, ces violences ont laissé derrière elles des fosses communes, des corps abandonnés le long des routes et des villages entièrement vidés de leurs habitants. Il insiste sur le fait que ces drames humains ne peuvent être réduits à de simples chiffres, mais qu’ils représentent des vies brisées, des familles endeuillées et des communautés durablement meurtries.
Le ministre rejette, par ailleurs, toute tentative de banalisation ou de réécriture de ces événements. Il estime qu’aucune communication, cérémonie ou mise en scène ne saurait effacer la réalité des crimes commis, ni occulter les responsabilités qu’il attribue au Rwanda et aux éléments du M23-AFC, qu’il accuse d’avoir planifié et exécuté ces exactions.
Tout en rendant hommage aux victimes, Patrick Muyaya a exprimé la solidarité du Gouvernement envers les survivants et les personnes déplacées. Il a réaffirmé la détermination des autorités congolaises à documenter ces crimes et à les porter devant les instances nationales et internationales compétentes, afin que les auteurs répondent de leurs actes.
« Aucun nom, aucun village, aucun massacre ne sera oublié », a martelé le porte-parole du Gouvernement, concluant sur la nécessité de justice pour les populations affectées par des années de violences dans l’est de la RDC.