Par Serge Mavungu
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé, jeudi 15 janvier 2026, à la Primature, le caractère irréversible de l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), appelé à passer de 14 500 FC à 21 500 FC dès janvier 2026, conformément au décret signé le 30 mai 2025.
Cette position a été exprimée lors d’une séance de travail consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du SMIG, six mois après l’entrée en vigueur du décret. La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, les représentants de l’Intersyndicale nationale et ceux du patronat, autour d’un état des lieux du réajustement salarial et des perspectives du dialogue social.
Face aux réserves émises par certains employeurs, qui évoquent des difficultés à appliquer le nouveau seuil de 21 500 FC, la Cheffe du Gouvernement a opposé une fermeté sans ambiguïté, excluant tout recul sur ce qu’elle considère comme un acquis social majeur. Cette position a été saluée par les représentants des travailleurs, qui y voient une avancée historique en faveur du pouvoir d’achat.
Resté inchangé depuis 2007 à 7 075 FC, le SMIG a été porté à 14 500 FC par le Gouvernement Suminwa, avec une projection claire vers 21 500 FC. Cette réforme s’inscrit dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024–2028, axé sur la création d’emplois décents, la protection du pouvoir d’achat et la promotion d’un dialogue social permanent.

Pour apaiser les divergences entre partenaires sociaux, Judith Suminwa Tuluka a encouragé la convocation prochaine du Conseil national du travail (CNT), cadre légal du dialogue social en RDC. Selon le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, cette instance devra permettre d’approfondir les échanges et de préserver la paix sociale dans les secteurs public et privé.
De son côté, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a rappelé que le CNT examinera les conclusions de la commission de suivi du SMIG afin d’identifier les difficultés d’application et d’envisager les ajustements nécessaires.
En combinant fermeté sur les principes et ouverture au dialogue, la Première ministre confirme une gouvernance sociale orientée vers la dignité du travailleur et la stabilité sociale.