Par Gloire Balolage
Isidore Kwandja Directeur du Comité National des IXes Jeux de la Francophonie, a partagé une réflexion importante sur l’avenir de la Francophonie, à travers un message publié sur son compte X. Il y souligne la nécessité d’une organisation francophone plus moderne, axée sur le développement économique et le respect des valeurs fondamentales.
Après avoir suivi les discours prononcés à Davos par des personnalités majeures telles que le Président congolais Félix Tshisekedi, le Président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Mark Carney, Isidore Kwandja affirme que ces trois leaders partagent une même vision des enjeux mondiaux.
Il évoque en particulier des défis communs et cruciaux, notamment ceux liés à la gouvernance économique et à la préservation de l’environnement.
Selon lui, cette convergence d’idées représente une opportunité majeure pour la Francophonie, une organisation qui incarne une puissance économique significative.
Il insiste sur la nécessité de mieux valoriser cette force et de doter la Francophonie des compétences adaptées pour faire face aux bouleversements mondiaux actuels.
Isidore Kwandja propose plusieurs axes d’action pragmatiques au sein de la Francophonie. Il préconise d’intensifier le commerce international ainsi que les investissements mutuels entre pays francophones.
Par ailleurs, il invite à exploiter pleinement le potentiel de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle afin de créer des emplois pour la jeunesse francophone. Il appelle également à un plaidoyer multilatéral, destiné à influencer les politiques économiques mondiales afin de réduire les inégalités grandissantes entre pays riches du Nord et pays pauvres du Sud.
Le Directeur du Comité National des IXes Jeux de la Francophonie insiste aussi sur l’importance de choisir des responsables capables de défendre vigoureusement les valeurs fondamentales de la Francophonie. Il cite notamment la paix, la démocratie, le respect des droits humains, l’État de droit et les libertés individuelles comme des principes essentiels à promouvoir dans tout l’espace francophone.
En même temps, il souligne la nécessité d’une Francophonie à la fois forte sur le plan économique et engagée dans la promotion de ces valeurs.
Il fait référence à l’ancienne secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, qui nourrissait une grande ambition : bâtir « un projet économique francophone fort » et créer un incubateur d’idées avec une obligation de résultats.
Michaëlle Jean avait initié la construction de piliers solides visant à transformer l’espace francophone en un levier de développement économique, misant sur la langue française comme vecteur d’intégration. Cette dynamique devait renforcer les échanges commerciaux, l’innovation, la coopération numérique et la création de réseaux d’affaires dynamiques entre États membres. Toutefois, cette dynamique a été interrompue après son départ.
Isidore Kwandja appelle aujourd’hui à réactiver ce projet, qu’il juge essentiel au regard des bouleversements économiques mondiaux actuels. Il plaide pour une Francophonie moderne, plus économique et respectueuse de ses valeurs, capable de s’affirmer à l’échelle mondiale.
Pour lui, l’objectif est de faire de la Francophonie une organisation qui œuvre sans relâche à bâtir une communauté francophone juste, solidaire et pacifique, capable de résoudre ses différends par des moyens pacifiques.