Par Prosper Buhuru
Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a exprimé de sérieuses réserves sur la faisabilité d’un dialogue national pour la paix dans le contexte sécuritaire actuel en République Démocratique du Congo. Il s’est exprimé, ce mardi 27 janvier 2026, en marge de la journée de mémoire « de Bunagana à Uvira », organisée pour marquer le premier anniversaire de l’occupation de la ville de Goma par les rebelles du M23-AFC, soutenus par le Rwanda.
Interrogé sur les appels au dialogue, Patrick Muyaya a remis en question la sincérité de certains acteurs qu’il accuse de compromission avec le mal. Il a notamment évoqué des responsables politiques qui, selon lui, séjournent à Goma sous protection tout en étant impliqués dans des dynamiques contraires aux efforts de paix.
Le ministre de la Communication et des Médias a également pointé du doigt ce qu’il qualifie de campagnes de désinformation autour des initiatives diplomatiques en cours. Il a dénoncé la diffusion de contre-vérités sur certains accords, y compris par des figures religieuses, affirmant que des propos circulent sur des engagements « qui n’ont jamais été signés ».
Pour Patrick Muyaya, ces attitudes constituent un obstacle majeur à un dialogue franc et constructif, fondé sur la vérité et la responsabilité. Il estime qu’il est difficile de « laver le linge sale en famille » lorsque certains acteurs, au lieu de contribuer à l’apaisement, alimentent la confusion et fragilisent les efforts de sortie de crise.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par des initiatives diplomatiques et politiques visant à ramener une paix durable dans l’Est du pays, alors que la question du dialogue reste au centre des débats nationaux et internationaux.