Par la Rédaction
La République démocratique du Congo (RDC) s'éloigne dangereusement des principes fondamentaux d'un État démocratique, selon Nharly Amisi du PPRD/Diaspora, auteur d'une tribune publiée ce jour à Paris, capitale française, où il séjourne.
"Le pouvoir exécutif s'est progressivement transformé en une monarchie présidentielle de fait, où la concentration des décisions, l'intimidation politique et la répression remplacent le débat démocratique et la contradiction légitime", a-t-il écrit.
À l'en croire, l'existence de cachots clandestins est l'un des signes les plus graves de cette dérive autoritaire. "Dans un État de droit, nul ne devrait être privé de liberté en dehors de tout cadre légal, encore moins pour ses opinions politiques", a-t-il ajouté.
Il a déploré la réduction de l'espace politique à une alternative dangereuse : "soit vous êtes étiqueté comme 'rebelle' parce que vous critiquez le pouvoir, soit vous êtes sommé de défendre le régime Tshisekedi, parfois au prix de votre conscience."
Nharly Amisi du PPRD/Diaspora a également dénoncé le silence imposé à la société civile, qui est progressivement réduite au silence par la peur, les pressions et les menaces. "La peur, les pressions et les menaces ont rendu aphones des voix qui, hier encore, jouaient leur rôle de contre-pouvoir et de vigie citoyenne", a-t-il déclaré.
Il a appelé la communauté nationale et internationale à agir pour mettre fin à cette situation alarmante. "Le silence, l'inaction ou les déclarations de façade ne peuvent plus suffire. Chaque jour qui passe sans réaction renforce l'impunité et banalise l'arbitraire", a-t-il ajouté.
Nharly Amisi a exigé la fin des détentions arbitraires et des prisons clandestines, la protection de l'opposition politique et de la société civile, ainsi que la préservation de l'État de droit en RDC.
"Une démocratie ne se mesure pas à la longévité d'un pouvoir, mais à sa capacité à accepter la critique, à garantir les libertés et à protéger la dignité humaine", a-t-il conclu.