Par Serge Mavungu
Le député national, élu de la circonscription électorale de la Tshango, à Kinshasa, Auguy Kalonji , président du parti politique Action des Bâtisses Intègre pour la République (ABIR) a échangé avec la presse autour des beaucoup de sujets notamment le dialogue.
Au sujet du dialogue national, Auguy Kalonji est resté formel.
" Pour le dialogue, c'est maintenant ou jamais".
Selon lui, il est temps de prendre des décisions concrètes pour l'avenir de la République démocratique du Congo.
Auguy Kalonji souligne que la constitution actuelle a des limites et que son parti propose d'inscrire la justice transitionnelle dans la constitution pour éviter que les générations futures ne tombent dans les mêmes pièges. "Cette même constitution a eu des limites, excusez-moi de le dire. C'est pourquoi notre parti, nous pensons qu'on ne laissera pas cette justice transitionnelle seulement dans les accords. Nous nous pensons que si cela se retrouvait dans notre constitution, au moins une disposition transitoire, cela permettra à ce que les générations futures comprennent que toucher aux armes est une question bannie."
Il propose que les auteurs de crimes soient exclus de la vie publique, même en tant que simples citoyens. "Désormais, si tu touches aux armes, c'est une question bannie pour toi. Tu ne peux même pas être un chef de quartier. Même pas un balayeur de rue.", a-t-il ajouté à ce sujet.
Auguy Kalonji souligne que le peuple attend des réponses et des réparations pour les crimes commis. "Le peuple a besoin de voir pourquoi le sang de nos frères congolais a été versé. C'est quoi la vérité? Qu'est-ce qui se cache derrière? Donc, en parlant du dialogue, on aimerait bien que ces points soient inscrits à l'ordre du jour. Nous allons dialoguer, je suis d'accord, mais que dites-vous de la réparation? La vérité qui doit être connue, ainsi de suite.", a-t-il conclu.
Auguy Kalonji insiste sur le fait qu'il ne doit pas y avoir d'amnistie générale pour les auteurs de crimes. "Pas d'amnistie générale", déclare-t-il, ajoutant que les Congolais ont droit à la vérité et à la justice.
Il souligne que son parti est déterminé à faire en sorte que les responsables de crimes répondent de leurs actes et que les victimes obtiennent réparation. "Nous ne pouvons pas permettre que les auteurs de crimes soient blanchis et continuent à vivre librement dans notre société", conclut-il.