Par Prosper Buhuru
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part, ce mercredi 25 février 2026, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, à la deuxième réunion du Cadre de concertation permanente entre le Gouvernement et l’industrie minière, organisée par Mining Engineering Services, en vue de renforcer la sécurité, la transparence et la compétitivité du secteur extractif congolais.
Autour de la table figuraient notamment le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), le président de la Chambre des Mines, les dirigeants des principales entreprises minières, le Secrétaire général aux Mines ainsi que les responsables des services sous tutelle.
Dans son allocution, le ministre a rappelé que cette session s’inscrit dans la continuité de la première réunion tenue le 18 septembre 2025 et s’aligne sur la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui entend faire du secteur minier un levier stratégique de souveraineté économique. Il a également évoqué la coordination assurée par la Première Ministre, Judith Suminwa, dans la perspective d’une gouvernance responsable et durable des ressources naturelles.
« Le dialogue ne saurait être un exercice de complaisance », a-t-il martelé, soulignant que les opérateurs sont tenus de garantir une exploitation irréprochable. Le ministre a dénoncé la persistance d’accidents évitables, les dommages environnementaux ainsi que le non-respect de certaines obligations légales. Il a précisé que des mesures correctives, incluant suspensions, pénalités et moratoires, ont été appliquées pour renforcer la conformité réglementaire.
Louis Watum Kabamba a également attiré l’attention sur la recrudescence des accidents mortels sur des sites artisanaux situés en périphérie des concessions industrielles. Il a appelé à une responsabilité accrue des entreprises, des autorités et des communautés locales afin d’améliorer la protection des populations et de prévenir les drames humains.
Les échanges ont permis d’examiner les défis structurels du secteur et d’identifier des pistes d’amélioration en matière de sécurité industrielle, de transparence et de création de valeur. Les participants ont réaffirmé la nécessité de consolider un secteur minier plus robuste, capable de soutenir durablement le développement local tout en garantissant la sécurité des communautés riveraines.