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Débat sur la Constitution en RDC : J.C Katende estime que Bahati Lukwebo “se fragilise” avec ses excuses

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Maître Jean Claude Katende, président de l'ASADHO, structure membre de la société civile
Maître Jean Claude Katende, président de l'ASADHO, structure membre de la société civile

Par Patrick Kitoko

La récente prise de parole de Modeste Bahati Lukwebo suscite toujours des réactions dans la classe politique et la société civile. Après avoir présenté des excuses publiques dans un contexte de controverse, l’autorité morale de l'AFDC, parti politique membre de l'Union sacrée, fait face à de nouvelles critiques, notamment de la part de Jean Claude Katende, président de l’ASADHO -Association africaine de défense des droits de l’homme-.

Dans une déclaration sur son compte X, Jean Claude Katende estime que les excuses de Bahati Lukwebo risquent d’affaiblir davantage sa position. “En présentant ses excuses, Monsieur Modeste Bahati se fragilise davantage. Il faut savoir assumer en homme responsable”, a-t-il affirmé, suggérant que ce membre du bureau de la chambre haute du parlement aurait dû maintenir une position claire et assumée face aux critiques.

Cette polémique intervient dans un contexte déjà marqué par la sensibilité du débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution en RDC. Récemment, le dossier porté ou évoqué par Modeste Bahati Lukwebo autour de cette question a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile se sont montrés prudents, voire opposés à toute initiative susceptible de rouvrir le débat constitutionnel. Ils craignent que la question ne ravive des tensions politiques dans un pays où la Constitution reste un sujet hautement sensible.

Pour Jean Claude Katende, la gestion de cette séquence politique pose également la question de la responsabilité des dirigeants face à leurs prises de position. Selon lui, lorsqu’un responsable politique s’engage dans un débat aussi important que celui de la réforme constitutionnelle, il doit être prêt à défendre ses convictions jusqu’au bout. De leur côté, certains observateurs estiment que les excuses de Modeste Bahati Lukwebo pourraient être interprétées comme une tentative d’apaisement dans un climat politique déjà tendu. Alors que la question de la révision ou du changement de la Constitution reste sensible en RDC, les réactions suscitées par les propos et les excuses de Bahati Lukwebo montrent que le débat est loin d’être clos. Entre appels à la responsabilité politique et inquiétudes sur les implications d’une réforme constitutionnelle, cette nouvelle controverse illustre une fois de plus la centralité de la Constitution dans l’équilibre politique du pays.

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Mercredi 11 mars 2026 - 11:01