Par Prosper Buhuru
Plus de cent médecins spécialistes se sont réunis, ce mercredi 18 mars 2026, à Kinshasa, au Fleuve Congo Hôtel, dans le cadre d’une initiative visant à améliorer l’offre de soins en République démocratique du Congo, en lien avec les objectifs de couverture santé universelle.
Cette rencontre a permis aux professionnels de santé de poser les bases d’une coordination nationale, avec pour ambition d’élaborer une feuille de route destinée à structurer les soins spécialisés dans les différentes provinces. L’objectif affiché est de mutualiser les compétences et les ressources, afin de répondre plus efficacement aux besoins sanitaires de la population.
En marge des travaux, plusieurs entreprises évoluant dans le secteur médical, dont Unique et Phatkin, ont présenté leurs innovations, illustrant l’implication croissante du secteur privé dans le développement du système de santé.
Intervenant lors de ces assises, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé une avancée majeure dans le renforcement des capacités médicales. D’ici six mois, les Cliniques universitaires du pays seront dotées d’équipements d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ; une première structurante pour la formation et la pratique des spécialistes. Le ministre a dénoncé une situation jugée inacceptable, où des médecins sont formés sans avoir accès à ce type d’outil essentiel.
Sur la question de la confiance dans le système de santé national, le Dr Kamba a défendu une position claire : l’amélioration de la qualité des soins en RDC doit permettre de réduire, voire de mettre fin, au recours aux soins à l’étranger.
Le tableau reste, toutefois, préoccupant. Selon le ministre, la RDC affiche actuellement l’une des espérances de vie les plus faibles du continent africain. Pour inverser cette tendance, le Gouvernement mise notamment sur le Fonds de promotion de la santé, un mécanisme de financement alimenté par un prélèvement de 2 % sur certains produits, destiné à soutenir durablement le secteur.
À travers ces différentes mesures, les autorités sanitaires et les professionnels de santé affichent une volonté commune : reconstruire un système plus performant, accessible et crédible, capable de répondre aux attentes des Congolais.