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Gouvernance en RDC : Delly Sessanga charge Félix Tshisekedi à 946 jours de la fin de son mandat

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Delly Sessanga, opposant congolais et président du parti politique Envol
Delly Sessanga, opposant congolais et président du parti politique Envol

Par Patrick Kitoko 

À 946 jours de la fin du second et dernier mandat du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’opposant Delly Sessanga a livré, ce samedi 21 mars 2026, à Kinshasa, un réquisitoire sévère contre la gestion du pays, dressant un bilan critique tant sur les plans économique, sécuritaire qu’institutionnel.

Dans une allocution marquée par un ton offensif, Delly Sessanga a dénoncé ce qu’il qualifie de dérives dans la gouvernance économique depuis la réélection de Félix Tshisekedi en 2023. Il évoque notamment une explosion de la masse salariale de la fonction publique, passée, selon lui, de 450 à 1 000 milliards de francs congolais mensuels.

L’opposant pointe également un recours accru aux procédures d’urgence, qu’il accuse de contourner les circuits classiques de la dépense publique, ainsi qu’un alourdissement de la dette nationale, estimée désormais à plus de 13 milliards de dollars.

Décrivant un État « hypertrophié et asphyxié », il affirme que les autorités sont contraintes de recourir aux bons du Trésor pour assurer le paiement des salaires des agents publics.

Sur le plan sécuritaire, Delly Sessanga a condamné l’agression rwandaise sur le territoire congolais et plaidé pour le retrait de toutes les Forces étrangères. Toutefois, il a refusé que ce contexte serve de justification à l’action gouvernementale, s’interrogeant sur l’utilisation des 13,65 milliards de dollars alloués à la défense depuis 2019. Selon lui, la situation sécuritaire reste préoccupante, voire en dégradation.

Mais c’est sur la question institutionnelle que le ton s’est durci davantage. L’opposant a vivement rejeté toute perspective de révision constitutionnelle, qu’il assimile à un acte de « haute trahison ». S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, il a appelé les citoyens à « faire échec » à toute prise de pouvoir jugée contraire à la loi fondamentale.

En conclusion, Delly Sessanga a lancé un appel à l’unité des forces politiques et sociales, incluant l’opposition, la société civile et certains membres de la majorité, afin de défendre la Constitution en vue des prochaines élections prévues en 2028.

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Samedi 21 mars 2026 - 14:54