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Accueil de migrants des USA en RDC : la société civile dénonce une « capitulation souveraine » et accuse le régime Tshisekedi de céder à Washington au risque de sa crédibilité nationale

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Par Patrick Kitoko

Plusieurs organisations de la société civile congolaise ont exprimé leur ferme opposition à la décision du Gouvernement d’accueillir, sur le territoire national, des ressortissants de pays tiers expulsés dans le cadre des politiques migratoires américaines.

Dans un communiqué conjoint rendu publique, ce mardi 7 avril 2026, à Kinshasa, les signataires, parmi lesquels figurent Filimbi, le Mouvement Mbanza Kongo ainsi qu’une vingtaine d’autres structures, dénoncent un accord conclu « par voie de communiqué ministériel ». 

“ Non à la sous-traitance migratoire. Le Gouvernement congolais n'a ni le mandat, ni les moyens d'accueillir les déportés de l'administration américaine. Cette décision est inacceptable. Elle a été prise dans une opacité la plus totale, sans base légale transparente, sans consultation populaire, sans débat dans un moment où notre propre peuple attends encore d'être protégé ”, peut-on lire dans ce communiqué conjoint.

Ces organisations de la société civile regrettent l’absence de ratification parlementaire et de consultation préalable de la société civile. Cependant, elles qualifient cette démarche de « violation de l’État de droit » et de « capitulation souveraine », estimant que des décisions d’une telle portée devraient faire l’objet d’un débat national et d’un encadrement institutionnel conforme aux principes démocratiques.

Elles formulent plusieurs exigences, notamment la publication intégrale du texte de l’accord, son examen par l’Assemblée nationale et le Sénat, ainsi que l’annulation immédiate de tout transfert de personnes vers la République Démocratique du Congo.

Les signataires rappellent, par ailleurs, que le pays fait déjà face à une crise humanitaire majeure, avec plus de sept millions de déplacés internes. Selon eux, l’État congolais peine encore à garantir à ces populations des conditions de vie dignes et une protection adéquate. Ce qui rend inopportune toute nouvelle charge liée à l’accueil de migrants étrangers.

Mardi 7 avril 2026 - 16:34