Par Gloire Balolage
La coalition des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF) a réussi à libérer 96 personnes qui avaient été prises en otage lors des attaques survenues à Bengasoli et Mabukulu, dans la chefferie de Babila Bakwanza, vers la fin du mois de mars dernier. Cette opération militaire s’inscrit dans une série d’offensives menées contre les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), responsables de ces enlèvements massifs.
Ces libérations ont été réalisées en deux phases successives. Une première vague d’otages, composée de 42 personnes, a été secourue mercredi à la suite d’une offensive ciblée menée par les forces conjointes. Le lendemain, ce jeudi, 54 autres personnes ont été libérées, portant ainsi le total à 96 rescapés récupérés des mains des assaillants.
Ces opérations militaires se déroulent dans les profondeurs du groupement Bayaku, situé dans la chefferie de Babila Bakwanza, une zone régulièrement touchée par les incursions des ADF. Les forces engagées poursuivent leurs actions dans cette région afin de traquer les éléments ennemis et sécuriser les populations civiles encore exposées aux violences.
D’après Ram’s Malikidogo, de l’équipe de monitoring, la situation demeure préoccupante malgré ces avancées. Les forces engagées sont appelées à maintenir la pression sur les rebelles afin de libérer les otages restants et restaurer la sécurité dans cette partie du territoire.
Il salue cette avancée significative, tout en appelant à la poursuite des opérations militaires jusqu’à l’élimination complète de la menace. « Nous saluons cet acte et demandons à l’armée de continuer les offensives jusqu’à anéantir l’ennemi », a déclaré un acteur impliqué dans le suivi de la situation sécuritaire.
Pour rappel, l’attaque du 28 mars 2026 avait entraîné l’enlèvement d’environ 400 personnes par les combattants ADF, plongeant plusieurs familles dans l’angoisse et l’incertitude. Cette nouvelle vague de libérations redonne ainsi espoir aux communautés affectées, même si de nombreux otages restent encore entre les mains des assaillants.