Par Don Benjamin Makolo
Une information fait intensément le tour des réseaux sociaux depuis la matinée de ce jeudi 16 avril 2026. Invité à la cérémonie d'investiture de son homologue Dénis Sasou Ngwesso pour son cinquième mandat, le président rwandais Paul Kagame aurait été contraint de passer par le Soudan du Sud et la République centrafricaine pour rejoindre Brazzaville, en République du Congo, en raison de craintes liées à un éventuel survol de l’espace aérien de la République démocratique du Congo.
Selon cette version largement relayée en ligne, l’avion présidentiel rwandais aurait évité l’espace aérien congolais, sur fond de tensions persistantes entre Rwanda et République démocratique du Congo. Certains internautes avancent même que cette décision aurait été motivée par la peur que l’appareil soit abattu s’il empruntait le ciel congolais.
Cette information intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu entre Kinshasa et Kigali, alors que les relations entre les deux pays restent profondément marquées par la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, notamment autour du conflit impliquant l’AFC/M23.
Toutefois, aucune communication officielle des autorités rwandaises, congolaises ou brazzavilloises n’a, à cette heure, confirmé les raisons exactes de l’itinéraire emprunté par le chef de l’État rwandais. La visite de Paul Kagame à Brazzaville, elle, est bel et bien confirmée par des sources officielles, qui indiquent son arrivée pour une visite d’État de 72 heures.
Sur les réseaux sociaux, cette supposée déviation aérienne alimente de nombreuses réactions. Pour certains observateurs, elle traduirait le degré de crispation atteint dans les rapports entre Kigali et Kinshasa. D’autres y voient un simple choix logistique ou sécuritaire relevant du protocole aérien présidentiel.
Si cette hypothèse venait à être confirmée, elle constituerait un symbole fort de la détérioration des relations entre les deux capitales, dans une région où les enjeux diplomatiques et militaires demeurent particulièrement sensibles.