Par Patrick Kitoko
La tension monte au sein du FOMIN -Fonds Miniers pour les générations futures-. Dans une déclaration officielle rendue publique, ce samedi 18 avril 2026, la délégation syndicale de l’institution dénonce avec fermeté l’arrestation jugée « arbitraire » de son président, Kalonji Badibanga Patrick, interpellé vendredi 17 avril 2026, dans son bureau, par des éléments du CNS -Conseil national de sécurité- .
Selon les représentants syndicaux, cette arrestation ferait suite aux révélations faites par leur président concernant un présumé détournement de plus de 200 millions de dollars américains. Le principal mis en cause dans cette affaire serait le directeur général du FOMIN, Faustin Biringanine, actuellement sous suspension administrative.
Dans leur déclaration, les syndicalistes expriment leur colère et indignation face à ce qu’ils considèrent comme une tentative de museler un acte qu’ils qualifient de « courageux » et « citoyen ». Ils exigent « avec la dernière énergie » la libération immédiate et sans condition de leur leader, estimant qu’il n’a fait que remplir son devoir, en dénonçant des faits graves de mauvaise gouvernance.
L’appel est également lancé au plus haut sommet de l’État. La délégation syndicale sollicite l’implication directe du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de faire toute la lumière sur cette affaire et garantir le respect des libertés syndicales consacrées par la Constitution.
Cette déclaration a été lue par Jean Claude Lusa lua Nzambi, suppléant du Président de la délégation syndicale des agents du FOMIN, qui promet de poursuivre la mobilisation jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
L’affaire, désormais sur la place publique, pourrait bien secouer durablement les sphères administratives et politiques du pays.