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RDC : Jean-Claude Katende alerte sur les risques d’une révision constitutionnelle pour le partenariat avec les États-Unis

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Me Jean Claude Katende, président de l'ASADHO
Me Jean Claude Katende, président de l'ASADHO

Par Patrick Kitoko

Le président de l’ASADHO -Association africaine de défense des droits de l’homme-, Jean-Claude Katende, a mis en garde contre les répercussions que pourrait avoir une révision ou un changement de la Constitution en RDC sur les relations avec les États-Unis.

Dans une déclaration rendue publique, l’activiste des droits humains estime que les tensions politiques susceptibles de découler d’un projet de révision constitutionnelle pourraient fragiliser les engagements internationaux du pays.

« Dans un délai très court, les Américains pourraient remettre en cause l’accord stratégique signé avec la RDC à cause de l’instabilité politique créée par l’initiative de changer de Constitution. Vous êtes avertis ! », a déclaré Jean-Claude Katende.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par de vifs débats au sein de la classe politique congolaise autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.

Plusieurs acteurs de la société civile et de l’opposition redoutent qu’un tel processus ne provoque des tensions susceptibles d’affecter la stabilité institutionnelle du pays.

L’accord évoqué par Jean-Claude Katende s’inscrit dans le cadre du rapprochement stratégique engagé entre la RDC et les États-Unis. Signé à Washington, cet engagement vise notamment à renforcer la coopération économique, sécuritaire et diplomatique entre les deux pays, tout en favorisant un climat de stabilité propice aux investissements étrangers et au développement des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.

Au moment de sa signature, les autorités américaines avaient insisté sur l’importance de la bonne gouvernance, du respect des principes démocratiques, de la transparence et de la stabilité politique comme conditions essentielles à la réussite de ce partenariat.

Cependant, plusieurs observateurs estiment que l’esprit de cet accord est aujourd’hui mis à l’épreuve. Alors que le partenariat reposait sur des engagements en faveur de la paix et de la stabilité, la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, les tensions politiques internes ainsi que les controverses autour d’éventuelles réformes institutionnelles alimentent les inquiétudes.

Des critiques soulignent aussi que certaines dispositions et attentes liées à ce rapprochement stratégique peinent à produire les résultats escomptés, tant sur le plan sécuritaire que sur celui du développement économique. De leur côté, les autorités congolaises affirment poursuivre les efforts nécessaires pour consolider les acquis de cette coopération.

Pour Jean-Claude Katende, toute initiative susceptible d’accentuer les divisions politiques internes risque d’envoyer un signal négatif aux partenaires internationaux de la RDC, notamment aux États-Unis, et de compromettre la confiance indispensable à la mise en œuvre effective des engagements conclus entre les deux pays.

Alors que le débat sur l’avenir institutionnel du pays reste ouvert, cette mise en garde relance les interrogations sur l’impact que pourraient avoir les choix politiques internes sur les relations diplomatiques et les partenariats stratégiques de la RDC.

Mercredi 3 juin 2026 - 15:33