Par Gloire Balolage
Du 28 au 30 avril 2026, un segment politique de haut niveau sera organisé à Kinshasa sur le financement durable de l’éducation et de la formation. Cette initiative vise à réunir les acteurs du secteur éducatif autour des enjeux liés à la mobilisation des ressources et à la planification stratégique pour renforcer la qualité du système éducatif en République démocratique du Congo.
C’est l’un des points présentés au cours de la 87e réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté Raissa Malu a informé le Gouvernement de la tenue de ces assises, en insistant sur leur importance dans la transformation du secteur éducatif.
Selon la note d’information présentée, cette rencontre s’inscrit dans une séquence stratégique majeure. Elle intervient notamment après l’achèvement du cycle de mise en œuvre de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025, qui a guidé les politiques éducatives durant ces dernières années.
Elle intervient également dans le cadre de la revue du Pacte de partenariat, considéré comme un outil de coordination entre le Gouvernement et les partenaires du secteur. Ce mécanisme accompagne les efforts visant la transformation progressive et structurée du système éducatif national.
Dans la même dynamique, ce segment politique de haut niveau est également lié à la préparation de la Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation 2026-2030. Celle-ci devra définir les nouvelles orientations et priorités du secteur pour les années à venir.
Par ailleurs, cette rencontre constituera un cadre de concertation et d’arbitrage destiné à examiner les conditions d’un financement durable de l’éducation et de la formation. Elle adoptera une approche intersectorielle couvrant l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et universitaire, la formation professionnelle, ainsi que l’alphabétisation et l’éducation non formelle.
Enfin, ce processus devra permettre de renforcer la cohérence entre les réformes en cours, les priorités nationales et les perspectives de planification à moyen terme. Il vise également à soutenir la préparation des options stratégiques et à favoriser la mobilisation de partenariats nationaux et internationaux en faveur du développement du capital humain. Le Conseil des ministres a pris acte de cette note d’information.