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Sanctions américaines contre Kabila : le PPRD Diaspora dénonce une mesure unilatérale et juridiquement contestable

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Joseph Kabila Kabange, président du parti politique PPRD
Joseph Kabila Kabange, président du parti politique PPRD

Par Grevisse Tekilazaya

Dans un communiqué rendu public ce lundi 4 mai, le PPRD Diaspora a condamné les sanctions américaines imposées à l'ancien chef de l'État Joseph Kabila par le bureau du Trésor américain. La famille politique du Président honoraire souligne qu'une sanction financière américaine ne constitue ni une condamnation judiciaire ni une preuve de culpabilité.

En outre, le PPRD Diaspora fustige la position du gouvernement américain suite à ces sanctions. "En endossant le récit du pouvoir de Kinshasa, les États-Unis affaiblissent gravement leur crédibilité en tant que médiateur. Le PPRD Diaspora considère qu'une médiation qui se transforme en alignement politique cesse d'être équilibrée. Washington prend le risque d'apparaître non plus comme un facilitateur impartial, mais comme un soutien extérieur transactionnel à un pouvoir prêt à tout brader pour sa survie", peut-on lire dans ce document.

Par ailleurs, le PPRD Diaspora relève une contradiction majeure : "Dans les processus de Doha et de Montreux, des contacts avec l'AFC/M23 ont été acceptés, en présence et avec l'accompagnement de partenaires internationaux, y compris américains, au nom de la désescalade, de l'accès humanitaire, du cessez-le-feu et de la recherche de la paix. Dès lors, il est incohérent que de simples allégations non publiquement démontrées contre Joseph Kabila soient transformées en motif de sanction."

Poursuivant dans la même optique, le PPRD Diaspora explique que le débat national congolais ne peut être confisqué par des sanctions extérieures ni réduit à une propagande de circonstance. "La paix ne se construira pas par l'humiliation d'une famille politique, la criminalisation de l'opposition ou l'importation de sanctions comme instruments de règlement de comptes."

Enfin, cette formation politique de l'opposition affirme que la paix exige une médiation équilibrée, un dialogue inclusif, des institutions crédibles, une justice indépendante et le strict respect de la Constitution pour conclure l'alternance politique de 2019.

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Lundi 4 mai 2026 - 15:55