Par Serge Mavungu
Le parti politique Conscience Patriotique Congolaise (CPCo) a profité, via son Académie BWANYA, de la cérémonie de clôture de sa session de formation organisée le dimanche 17 mai 2026 à Kinshasa pour annoncer la création et le lancement officiel de son concept « Mweji ». À cette occasion, la formation politique a défendu l’idée d’un changement radical et d’une refondation constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Lors du point de presse organisé à l’issue de l’activité, le président et fondateur du parti, Jean-Yves Kasongo wa Kasongo, a précisé que cette démarche ne vise pas à soutenir un individu ou un camp politique particulier. Il s’agit plutôt d’engager une réflexion nationale axée sur l’intérêt supérieur du peuple congolais, en vue de l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale.
Selon lui, l’actuelle Constitution ne reflète pas suffisamment les réalités socioculturelles du pays. Le leader de la CPCo estime qu’elle a été élaborée sur des bases extérieures aux valeurs et traditions congolaises. Pour lui, ce changement constitutionnel doit permettre de bâtir un nouveau texte intégrant les us et coutumes locales ainsi que les mécanismes traditionnels de gestion des conflits.
Dans cette perspective, le parti propose que la durée du mandat du chef de l’État passe de cinq à sept ans dans la future Constitution. Toutefois, Jean-Yves Kasongo wa Kasongo se dit ouvert au débat et affirme ne pas vouloir imposer sa vision. Il soutient que, lors des discussions nationales, si d’autres acteurs proposent de fixer la durée à plus de sept ans, à trois ans ou à toute autre période, cela devra se faire à une seule condition : que le peuple y trouve son compte.