Par Serge Mavungu
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le dossier relatif à la situation de la lutte anti-érosive en République démocratique du Congo, présenté au titre du ministère des Infrastructures et Travaux publics. Cette décision figure dans le compte rendu de la réunion du vendredi 28 août 2026, lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe.
Au nom du ministre des Infrastructures et Travaux publics, en mission, le ministre de l’Aménagement du territoire a soumis ce dossier au Conseil, qui a ainsi examiné les mesures envisagées pour apporter une réponse durable au phénomène des érosions à travers le pays.
La stratégie proposée s’articule autour de trois horizons.
À court terme, de zéro à un an, il est prévu la stabilisation urgente des érosions actives, la poursuite et la finalisation des projets déjà engagés, la reprise des chantiers actuellement suspendus ainsi que la construction des collecteurs principaux de drainage.
À moyen terme, d’un à deux ans, la stratégie prévoit la réalisation d’études globales de drainage urbain, l’élaboration des plans directeurs de drainage des principales villes et des études des bassins versants à risque, notamment à Kinshasa et dans les grandes agglomérations. La mise à jour du cadre réglementaire relatif à l’occupation des sols est également prévue.
À long terme, de deux à dix ans, le gouvernement envisage la mise en œuvre d’un programme décennal de lutte anti-érosive ainsi que la construction progressive de grands ouvrages d’assainissement, notamment des bassins de rétention et des réseaux structurants de drainage.
Pour assurer la continuité des travaux, le ministère des Infrastructures et Travaux publics a sollicité la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la problématique des érosions, la mobilisation immédiate d’un préfinancement ainsi que l’inscription progressive des financements complémentaires nécessaires dans les programmations budgétaires.
Il est également prévu de renforcer la coordination entre les administrations concernées en matière de drainage urbain.
Pour le gouvernement, la lutte contre les érosions constitue un impératif de sécurité publique, de protection des populations et de préservation des investissements.
Après débats et délibérations, le Conseil des ministres a adopté ce dossier.