Par la Rédaction
Le coordonnateur national de la CN-VDP (Wazalendo), le professeur docteur Dady Saleh, a vivement réagi aux propos de l’ancien président Joseph Kabila. Il affirme que les combattants Wazalendo défendent avant tout le territoire national et non des personnalités politiques. Il a également appelé le président Félix Tshisekedi à tirer les conséquences de ce qu’il considère comme une remise en cause de leur engagement patriotique.
« Nous défendons la terre de nos ancêtres, nous ne défendons pas les individus. Nous défendons effectivement l’intégrité territoriale de notre patrie », a déclaré Dady Saleh, samedi, à Kinshasa. Il a assuré que les Wazalendo poursuivaient leur engagement face à ce qu’il qualifie d’agression contre la RDC. Selon lui, leur combat ne date pas d’aujourd’hui et ils sont déterminés à continuer à se battre pour le pays.
Le responsable a ensuite vivement critiqué la position de Joseph Kabila, qu’il accuse de tenir un discours favorable aux intérêts du Rwanda et du M23.
« C’est regrettable de constater qu’un ancien président de la République démocratique du Congo se fait le porte-parole du Rwanda, se fait le porte-parole du M23 », a-t-il affirmé, jugeant particulièrement préoccupants les propos visant les Wazalendo et les combattants Maï-Maï.
Dady Saleh a également opposé la position de l’ancien président à celle de Félix Tshisekedi, qu’il a félicité pour la reconnaissance accordée aux Wazalendo. Selon lui, l’actuel chef de l’État leur a reconnu une place dans la défense du pays, contrairement à son prédécesseur.
« Nous félicitons le chef de l’État, Félix Tshisekedi, parce que c’est le premier président qui considère les Wazalendo et qui nous donne une place avérée », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur national de la CN-VDP a, par ailleurs, appelé les autorités congolaises à prendre au sérieux les déclarations de Joseph Kabila. Il a notamment invité le chef de l’État à considérer cette sortie médiatique comme un élément à prendre en compte dans l’examen des menaces contre la sécurité nationale. Dans ce contexte, Dady Saleh a évoqué la nécessité de poursuivre les investigations sur les réseaux politiques et militaires qu’il estime susceptibles de compromettre l’effort de guerre.
Le responsable des Wazalendo a également plaidé pour que les personnes qu’il accuse de trahison répondent de leurs actes devant la justice. Évoquant la situation judiciaire de l’ancien président, il a estimé que des mandats d’arrêt internationaux devraient aussi être envisagés. Ces déclarations relèvent de ses accusations et revendications personnelles.
Pour Dady Saleh, la défense du territoire doit rester la priorité face à la persistance du conflit dans l’est de la RDC. Il a insisté sur la nécessité d’identifier les personnes qu’il considère comme des complices de l’ennemi, y compris celles qui, selon lui, pourraient agir au sein des institutions ou de l’armée.
« Les positions sont claires : soit on est pour la République démocratique du Congo, soit on est contre la République démocratique du Congo », a-t-il soutenu.
Le coordonnateur national de la CN-VDP a conclu sa déclaration en réaffirmant la détermination de son mouvement à poursuivre son engagement en faveur de la défense du pays.
« Comme tous les Wazalendo le disent : “La patrie ou la mort, nous vaincrons” », a-t-il lancé, se disant convaincu que leur combat aboutira à la victoire.
Cette réaction intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la conduite de la guerre dans l’est de la RDC et du rôle des groupes armés engagés aux côtés des forces gouvernementales.