Par la Rédaction
La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire placé sous la direction de l’ancien président congolais Joseph Kabila, suscite de plus en plus de réactions dans la classe politique congolaise. Le député national Eric Tshikuma dénonce une menace contre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et appelle les différentes composantes de la société à se mobiliser pour faire échec à ce qu’il considère comme une entreprise de déstabilisation du pays.
Dans une publication publiée sur son compte X ce mardi 13 octobre 2026, l’élu national affirme que la RDC ne sera ni « soudanisée » ni « balkanisée ». Il estime que les déclarations et les engagements liés à la nouvelle structure constituent, selon lui, des éléments mettant en cause la loyauté de l’ancien chef de l’État envers la nation congolaise.
« Il est impératif que tout patriote prenne acte de cette confession criminelle, preuve irréfutable de haute trahison de l’ex-Président de la République, Joseph Kabila, leader opérationnel du chaos au service de l’agresseur », écrit Eric Tshikuma dans son message.
Le député national considère ainsi la création du FRN comme un sujet de préoccupation majeure pour l’avenir du pays. Dans sa prise de position, il établit un lien direct entre cette initiative politico-militaire et les risques de déstabilisation de la RDC, en mettant particulièrement l’accent sur la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.
Face à cette situation, Eric Tshikuma interpelle plusieurs catégories d’acteurs, notamment les chefs religieux, les responsables politiques de différentes tendances, les organisations de la société civile, les activistes ainsi que les mouvements citoyens. Il estime que chacun doit prendre ses responsabilités et contribuer à la dénonciation de cette initiative.
« Chefs religieux, leaders politiques de tous bords, société civile, activistes, mouvements citoyens… chacun dans sa sphère, a l’obligation patriotique d’agir pour dénoncer et faire échec à cette entreprise de déstabilisation et de destruction durable de notre cher et beau pays », insiste-t-il.
Pour l’élu national, la défense de la République exige donc une mobilisation qui dépasse les appartenances politiques et les divergences idéologiques. Son appel s’adresse aussi bien aux institutions morales qu’aux forces citoyennes, qu’il invite à agir dans leurs domaines respectifs face à ce qu’il présente comme une menace existentielle pour l’État congolais.
« Face à une telle menace existentielle de notre État, se ranger fièrement dans le Camp de la Patrie est un devoir sacré », conclut Eric Tshikuma dans sa publication, en appelant implicitement les Congolais à privilégier la défense de la nation face à cette nouvelle configuration politico-militaire.