Par Patrick Kitoko
Le gouvernement de la République démocratique du Congo veut renforcer le patrimoine immobilier de ses représentations diplomatiques à l'étranger afin d'améliorer les conditions de travail des diplomates et de rehausser l'image du pays sur la scène internationale. Cette question a été examinée lors d'une réunion interministérielle organisée à Kinshasa sous la conduite du vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito.
La rencontre a réuni notamment la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ainsi que des représentants des ministères des Finances et des Infrastructures et Travaux publics (ITP), et le vice-ministre du Budget.
À l'issue des échanges, Thérèse Kayikwamba Wagner a précisé que cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une instruction du président de la République visant à améliorer les conditions de travail des diplomates congolais et les capacités de représentation du pays à l'étranger.
Une stratégie interministérielle en préparation
Les discussions ont porté sur l'amélioration du patrimoine immobilier du ministère des Affaires étrangères, aussi bien à Kinshasa que dans les différentes capitales où la RDC dispose de représentations diplomatiques.
Pour coordonner les interventions, une feuille de route a été élaborée. Une sous-commission placée sous la conduite du ministère du Budget sera chargée des travaux, tandis qu'un comité de pilotage de niveau ministériel devra assurer le suivi des décisions et évaluer leur mise en œuvre.
Cette coordination vise à harmoniser les actions liées au financement, à la planification et à la réalisation des projets immobiliers.
Acquisition, réhabilitation et construction au programme
Parmi les priorités figurent l'identification des pays dans lesquels la RDC devra acquérir des biens immobiliers, réhabiliter ses infrastructures diplomatiques existantes ou construire de nouveaux bâtiments. Les choix devront tenir compte des intérêts stratégiques du pays et des priorités géographiques de sa politique étrangère.
Pour Thérèse Kayikwamba Wagner, cette démarche doit permettre non seulement d'améliorer les conditions de travail des agents diplomatiques, mais aussi de renforcer la visibilité de la RDC auprès de ses partenaires internationaux.
2027, une échéance importante
L'année 2027 est présentée comme une échéance importante pour la concrétisation des orientations retenues. Les ministères concernés devront poursuivre leur collaboration afin de définir les projets prioritaires et les modalités de leur réalisation. Au-delà de la modernisation des infrastructures, le gouvernement entend ainsi renforcer les moyens matériels de sa diplomatie et consolider ses relations bilatérales.
La concrétisation de cette ambition dépendra toutefois de la capacité des institutions concernées à transformer la feuille de route en projets réalisables, avec des priorités clairement établies et des moyens de financement adaptés.