Par la Rédaction
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), à travers sa coordination de la diaspora en Europe, appelle à restaurer l’État de droit, à lutter contre l’impunité et à organiser un dialogue national inclusif pour sortir la République démocratique du Congo de sa crise sécuritaire, politique et institutionnelle. Dans un communiqué politique exploité par Opinion-info.cd, ce lundi 26 octobre 2026, cette structure estime qu’aucune paix durable ne peut être construite sans justice, respect de la Constitution et rétablissement de la confiance entre les citoyens et les institutions.
Dans ce document signé par Nharly Amisi KM, coordonnateur de la diaspora du PPRD en Europe et secrétaire exécutif fédéral du PPRD en France, le parti exprime sa préoccupation face à la persistance des violences dans l’Est de la RDC et aux tensions politiques et institutionnelles. Il appelle les dirigeants et les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que les intérêts particuliers.
Le PPRD/Europe demande notamment que les allégations de violations des droits humains, d’arrestations arbitraires, de corruption, de népotisme et d’instrumentalisation de la justice fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. Il souligne la nécessité de respecter la présomption d’innocence, les droits de la défense et les libertés fondamentales.
Pour cette coordination, le respect effectif de la Constitution et des lois constitue une condition essentielle à la stabilité institutionnelle et à la cohésion nationale. Elle insiste également sur l’indépendance de la justice, l’équilibre des pouvoirs et le respect des libertés publiques
Sur le plan sécuritaire, le PPRD/Europe estime que la crise dans l’Est du pays ne peut être résolue par la seule approche militaire. Il préconise une stratégie globale reposant notamment sur la restauration de l’autorité de l’État, la protection des populations civiles, la lutte contre l’impunité et la consolidation des institutions.
Le document appelle également à une coopération régionale responsable, respectueuse de la souveraineté congolaise. Selon ses signataires, une paix véritable ne saurait reposer sur la peur, l’injustice ou le sentiment d’abandon des citoyens.
Face à la profondeur de la crise, le PPRD/Europe considère qu’un dialogue national sincère et inclusif constitue une voie essentielle pour rechercher des solutions politiques durables. Il prévient toutefois qu’une telle démarche ne doit pas se limiter à un exercice de communication ni servir à légitimer des décisions déjà prises.
La coordination demande un cadre de concertation réunissant les forces politiques, les institutions de la République, la société civile et les autres composantes représentatives de la nation. Elle estime que les discussions devraient notamment porter sur les causes profondes de la crise, les dysfonctionnements institutionnels, les préoccupations sécuritaires et les atteintes aux libertés.
Le PPRD/Europe résume sa position par une formule : « Dialogue, oui. Monologue, non. Réconciliation, oui. Impunité, non. Souveraineté, oui. Soumission aux intérêts particuliers, non. » Il défend une réconciliation nationale fondée sur la vérité, la justice, la reconnaissance des souffrances et une volonté politique de reconstruire le vivre-ensemble congolais.
Le communiqué prend également la défense de l’ancien président Joseph Kabila, dont le PPRD/Europe désapprouve la qualification de « peureux ». La coordination estime que ce type de propos relève davantage de la disqualification personnelle que du débat politique argumenté. Elle appelle à examiner le parcours de Joseph Kabila, ses responsabilités passées et son rôle dans l’histoire politique congolaise à travers des analyses contradictoires fondées sur les faits et la vérité historique. Elle évoque notamment sa contribution au processus de réunification du pays et à l’alternance politique, qui, selon elle, mérite d’être examinée objectivement.
Pour le PPRD/Europe, les divergences politiques ne devraient pas conduire au dénigrement des adversaires. La coordination affirme qu’il est possible de contester une position politique sans porter atteinte à la dignité de la personne.
Dans la dernière partie de son communiqué, le PPRD/Europe réaffirme que la RDC doit être placée au-dessus des ambitions individuelles, des calculs partisans et des intérêts de groupes. Il plaide pour des institutions fortes, une justice indépendante, une administration impartiale et une gouvernance fondée sur la compétence, le mérite et la transparence.
La coordination appelle ainsi les dirigeants politiques, les institutions nationales et les forces vives de la société à privilégier des actes concrets, des engagements vérifiables, la protection des droits humains et l’ouverture d’un dialogue national véritablement inclusif.
« Défendre l’État de droit, c’est défendre la République. Exiger la justice, c’est combattre l’impunité », conclut le communiqué, qui présente le rétablissement de la confiance entre les citoyens et les institutions comme une condition du redressement national.