Par Gloire Balolage
La Coalition Article 64 (C64) hausse le ton sur la question des libertés publiques en République démocratique du Congo. Dans sa déclaration publiée à l'issue de son conclave tenu à Rome du 25 au 27 octobre 2026, cette plateforme de l'opposition réclame la fin des arrestations qu'elle qualifie d'arbitraires, des intimidations et des entraves aux activités politiques pacifiques. Elle demande également la dissolution de la Force du progrès, qu'elle présente comme une milice liée au parti au pouvoir.
Au point 11 de son document, la C64 appelle à une décrispation de la situation politique et exige la cessation des arrestations arbitraires, des procès qu'elle juge politiquement motivés ainsi que des restrictions visant les activités politiques pacifiques. Elle plaide aussi pour le retour des exilés et la libération des personnes détenues en raison de leurs opinions ou de leur engagement civique.
La coalition estime que la situation sécuritaire du pays ne saurait justifier une restriction générale des libertés fondamentales. Elle rappelle notamment les libertés d'expression, de réunion et de manifestation, qu'elle considère comme indispensables au fonctionnement démocratique et au respect de l'État de droit.
Dans cette même démarche, la C64 invoque l'article 190 de la Constitution, qui interdit les milices privées, pour exiger la dissolution de la Force du progrès. Cette demande figure parmi les principales revendications de la coalition en matière de protection des libertés publiques et de respect de l'ordre constitutionnel.
La déclaration aborde également les violences dénoncées lors des manifestations des 12 juin et 15 septembre 2026. Au point 12, la C64 réitère sa demande d'ouverture d'enquêtes indépendantes et crédibles, y compris internationales, afin d'établir les faits et les responsabilités. Elle réclame la protection des victimes et des témoins, ainsi que la réparation des préjudices.
La coalition demande, par ailleurs, la libération sans délai de Marley Vuvu, de Prince Epenge et de Stéphane Shiso. Elle réclame également une enquête sur la mort de Manassé Lomboto, qu'elle qualifie d'assassinat, en insistant sur la nécessité d'une justice impartiale pour établir les circonstances de ce décès.