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RDC : la C64 prend l'initiative de consulter Tshisekedi et Kabila pour dénouer la crise par un dialogue inclusif

mar 27/10/2026 - 13:01
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Les cinq dirigeants de l’opposition congolaise réunis au sein de la Coalition article 64 (C64), lors de leur rencontre à Rome, en Italie
Les cinq dirigeants de l’opposition congolaise réunis au sein de la Coalition article 64 (C64), lors de leur rencontre à Rome, en Italie

Par Gloire Balolage

Face à la persistance de la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo, cinq figures de l'opposition veulent miser sur des consultations directes avec les principaux acteurs politiques du pays. Réunis à Rome, en Italie, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Matata Ponyo Mapon, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund ont annoncé, ce mardi 27 octobre, leur intention de rencontrer séparément Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, dans la perspective d'un dialogue national inclusif.

Pour ces cinq opposants réunis au sein de la Coalition Article 64 (C64), l'enjeu est de « trouver une solution congolaise à la crise ». Leur démarche vise à convenir des conditions d'un dialogue susceptible d'être accepté par l'ensemble des parties. Toutefois, les modalités de ces rencontres restent à définir : aucun calendrier n'a été communiqué et aucun accord des deux personnalités pour les recevoir n'a été annoncé.

En parallèle, les opposants envisagent de solliciter les partenaires de la RDC afin de promouvoir une solution négociée. Créée le 19 mai 2026, leur coalition affirme défendre le respect de la Constitution par les autorités. Elle condamne aussi bien toute tentative de maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles que la conquête du pouvoir par les armes.

Sur le terrain institutionnel, les cinq dirigeants réaffirment leur opposition à toute modification de la Constitution, à un troisième mandat présidentiel et à un report des élections prévues en 2028. Ils contestent également le texte adopté le 23 octobre par l'Assemblée nationale fixant les conditions d'organisation du référendum. Selon eux, cette loi ne saurait contourner l'article 220 de la Constitution, qui protège notamment les dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels.

« Une Constitution n'a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », déclarent-ils.

La coalition insiste par ailleurs sur la nécessité de définir, par concertation, le contenu du dialogue, sa composition, sa facilitation, ses modalités de fonctionnement et le suivi de ses conclusions. Elle appelle à la relance de la facilitation africaine menée par l'Angola et le Togo, autour de la médiation des Églises catholique et protestante. Elle souhaite aussi intégrer au dialogue national les questions de gouvernance prévues dans les six protocoles additionnels du processus de Doha.

Pour les questions sécuritaires et humanitaires, les opposants demandent que le processus débouche sur des résultats vérifiables concernant le cessez-le-feu, la protection des civils et l'accès humanitaire. Ils plaident également pour une décrispation politique, le retour des exilés et la libération des personnes qu'ils estiment arbitrairement détenues, dont Prince Epenge.

Mardi 27 octobre 2026 - 13:01