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Crise en RDC : la bataille des chefs, le citoyen grand absent

mer 28/10/2026 - 17:23
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Pendant que les acteurs politiques congolais s’affrontent sur la gouvernance, la Constitution et le dialogue national, les préoccupations quotidiennes de la population restent au cœur des enjeux. [Photo d’illustration]
Pendant que les acteurs politiques congolais s’affrontent sur la gouvernance, la Constitution et le dialogue national, les préoccupations quotidiennes de la population restent au cœur des enjeux. [Photo d’illustration]

Par la Rédaction

La scène politique congolaise est marquée par une escalade verbale entre Félix Tshisekedi, Joseph Kabila et plusieurs figures de l’opposition, sur fond de tensions constitutionnelles, de conflit armé et d’appels au dialogue national. Dans une tribune exploitée par Opinion-info.cd, ce mercredi 28 octobre 2026, l’économiste politique Jo M. Sekimonyo critique les contradictions des acteurs politiques et met en garde contre un compromis entre élites qui laisserait les préoccupations des citoyens au second plan.

Dans son analyse intitulée « Ça tire de partout, pour de vrai… verbalement ! Digestons », Jo M. Sekimonyo revient sur les déclarations de Joseph Kabila, qui a dénoncé la gouvernance de Félix Tshisekedi le 9 octobre, avant l’annonce du Front pour la refondation de la nation (FRN), le 12 octobre, à Goma. L’auteur souligne le contraste entre l’appel de l’ancien président au respect de la Constitution et son engagement aux côtés d’une coalition politico-militaire.

Il critique également les déclarations de Félix Tshisekedi sur la Constitution et l’échéance présidentielle de 2028, estimant que les règles institutionnelles ne peuvent dépendre des choix de la majorité présidentielle. L’auteur relève ainsi les contradictions qu’il perçoit dans les discours des deux anciens partenaires politiques, désormais engagés dans une confrontation ouverte.

La tribune examine aussi l’initiative de la Coalition Article 64 (C64), dont cinq figures de l’opposition se sont réunies à Rome du 25 au 27 octobre pour proposer des consultations avec Tshisekedi et Kabila en vue d’un dialogue national inclusif. Jo M. Sekimonyo s’interroge sur la capacité de ces acteurs, qui ont eux-mêmes participé aux précédentes alliances politiques, à jouer un rôle de médiateurs.

L’intervention du cardinal Fridolin Ambongo à Assise, le 26 octobre, occupe également une place dans cette analyse. Le prélat a dénoncé les exclusions et les conditions préalables qui, selon lui, bloquent le dialogue national. Pour l’auteur, l’inclusion des protagonistes dans les discussions ne doit toutefois pas effacer leurs responsabilités éventuelles dans les violences ou les défaillances de gouvernance.

En conclusion, Jo M. Sekimonyo estime que les affrontements verbaux et les initiatives de dialogue risquent de déboucher sur un nouvel arrangement entre dirigeants, sans changement concret pour la population. Il rappelle que les citoyens restent les premiers concernés par l’insécurité, les difficultés économiques et les défaillances des services publics.

Mercredi 28 octobre 2026 - 17:23