Par Gloire Balolage
L’opposant Martin Fayulu Madidi hausse le ton sur deux dossiers qu’il estime indissociables de l’exigence de justice en République démocratique du Congo : la détention de Prince Epenge, cadre de Lamuka, et la mort de Manasse Lomboto, survenue après les violences du 15 septembre 2026. Dans un message publié sur son compte X ce jeudi 29 octobre, il réclame le respect des droits fondamentaux et une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans cette affaire.
Le Président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) dénonce la détention de Prince Epenge, président de l’ADDCongo, deuxième vice-président et porte-parole de Lamuka, ainsi que membre de la plateforme de l’opposition C64. Selon Martin Fayulu, celui-ci a été déféré devant le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe après avoir passé 48 heures en détention au Conseil national de cybercriminalité.
Face à cette situation, l’opposant exige que les droits fondamentaux de Prince Epenge soient respectés. Il met également en garde contre toute tentative de faire de ce responsable politique un bouc émissaire dans le dossier lié à la mort de Manasse Lomboto.
Sur ce second volet, Martin Fayulu estime que les violences du 15 septembre 2026, dont il impute la responsabilité à la « Force du progrès », qu’il présente comme une milice de l’UDPS/Tshisekedi, doivent faire l’objet d’investigations approfondies. Il insiste sur la nécessité d’une enquête indépendante et impartiale afin que les circonstances de la mort de Manasse Lomboto soient pleinement élucidées.
L’opposant réclame aussi un traitement diligent de la plainte déposée par les avocats de la C64. Il demande que cette procédure judiciaire suive son cours sans manœuvres dilatoires ni faux-fuyants, afin que les faits soient examinés et que les responsabilités soient clairement établies.
À en croire Martin Fayulu, les investigations ne doivent exclure aucun niveau de responsabilité. Il plaide pour que la justice identifie les éventuels responsables pénaux individuels, y compris ceux relevant des échelons hiérarchiques et opérationnels, sans subir de pressions politiques.
Il met en garde contre une justice qu’il juge susceptible de fonctionner à deux vitesses. Il appelle ainsi à ce que la recherche de la vérité et l’établissement des responsabilités prévalent dans le dossier de Manasse Lomboto, tout en exigeant que la détention de Prince Epenge ne porte pas atteinte à ses droits.