Par Gloire Balolage
Le débat sur l'avenir de la Constitution congolaise quitte Kinshasa pour s'inviter sur les scènes diplomatiques européennes et africaines. En exil, l'opposant Moïse Katumbi multiplie les démarches avec ses partenaires de la coalition C64 pour faire barrage à tout projet de modification de la loi fondamentale.
Dans un entretien accordé ce mercredi 4 novembre à Jeune Afrique, à Paris, l'ancien gouverneur du Katanga a dévoilé les objectifs de cette tournée.
Selon lui, il s'agit de mobiliser les partenaires étrangers autour de la défense de la Constitution, dans un contexte politique qu'il juge « particulièrement préoccupant ».
Pour justifier l'étape parisienne, Moïse Katumbi a mis en avant le poids de la France, « partenaire majeur » de la RDC et acteur clé de l'espace francophone.
« Nous sommes venus avec la C64, nous devons protéger notre Constitution parce que le pays va très mal », a-t-il martelé, réaffirmant l'opposition frontale de sa coalition à toute révision.
Cap sur Londres et Washington
Après Rome, Bruxelles et Paris, la tournée ne s'arrêtera pas là. Le leader d'Ensemble pour la République a annoncé que Londres et les États-Unis figurent parmi les prochaines destinations de la C64.
Une extension qui traduit la volonté de l'opposition d'internationaliser le débat et de sensibiliser un plus grand nombre de partenaires à la situation politique congolaise.
Un retour vers l'Afrique
Mais l'offensive ne se limitera pas aux capitales occidentales. Katumbi prévoit également un retour sur le continent pour rencontrer des chefs d'État africains.
Interrogé sur les dirigeants qu'il souhaite rencontrer, il a cité nommément le président angolais João Lourenço et le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé.
Une démarche qui intervient alors que la question d'une éventuelle révision constitutionnelle continue de diviser et de tendre la scène politique en RDC.