Par Fadi Lendo
Adolphe Muzito doute de la tenue des élections à la date prévue. Non sans raisons. Il évoque, entre autres, les difficultés que la CENI -Commission électorale nationale indépendante- a rencontrées. Le candidat Président de la République n°24 à la présidentielle du 20 décembre prochain reconnaît la lourdeur de la tâche, pour la CENI, dans l'organisation des élections, dont le coût est évalué à dollars américains un milliard (1.000.000.000 USD). Ajouter à cela les problèmes logistiques liés au déploiement du matériel, à travers un pays aussi vaste que la RDC -République démocratique du Congo-. Compte tenu de ce qui précède, Adolphe Muzito n'est pas hostile à un probable report des élections, d'un à trois mois maximum. Il répondait ainsi à la question d'un journaliste à Kananga, où il séjourne, dans le cadre de sa campagne électorale, pour le prochain scrutin présidentiel.
Le candidat Président de la République Adolphe Muzito a, ce jeudi 7 décembre, à Kananga , fait savoir qu'il est probable que la CENI -Commission Électorale Nationale Indépendante- puisse demander un report d'un mois des élections.
Ce candidat Président de la République a soutenu que le report d'un ou deux, voire trois mois ne devrait pas poser problème, pourvu que les élections aient lieu.
"J'exprime un certain doute, compte tenu des difficultés que cette institution a rencontrées. Les ressources financières pour le pays parce qu'on aura supporté plus d'un milliard de dollars américain, ce n'est pas facile, de part mon expérience. Ce n'est pas facile pour un pays en situation de guerre. Un report d'un, deux ou trois mois, je trouverai ça logique. Nous sommes aussi habitués à des glissements", a-t-il expliqué.
Il sied de souligner que le président de la CENI, Denis Kadima a, par une correspondance dont une copie est parvenue à Opinions-info, sollicité de la Présidence de la République, un appui de quatre Antonov et de dix hélicoptères, pour le déploiement des kits électoraux.
Pour rappel, c'est toujours dans cette logique, en rapport avec des difficultés que rencontre la CENI, que la candidate à la présidentielle Marie-Josée Ifoku a, pour sa part, proposé une transition de trois ans, en vue de bonnes élections en RDC -République Démocratique du Congo-.