Par Stella Ungaro
Les récents affrontements entre le M23 et les FARDC ont occasionné des déplacements de la population du groupement de Jomba vers d'autres groupements tels que Busanza, kisigari, Binza, Bweza voire vers l'Ouganda.
Parmi les déplacés, on y compte des milliers d'enfants privés d'accès aux services sociaux de base, notamment l'éducation.
Jackson Mapendo Gasigwa Coordonnateur de l'organisation Oeuvre Philanthropique Humanitaire Kimbanguiste (OPHK) en sigle, au Nord-Kivu alerte les autorites qui ont l'éducation dans leurs attribution pour sauver l'éducation des enfants victimes de ces affrontements dans le groupement de Jomba, chefferie de Bwisha, territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu.
"Ces enfants n'apprennent plus depuis que ces combats ont commencé, car ils ont fui leurs milieux vers des groupements voisins et d'autres en Ouganda." a fait savoir Jackson Mapendo Gasigwa
Il a rencheri que la situation est très catastrophique surtout quand il faut constater que les affrontements ont eu lieu à proximité des écoles et hôpitaux en violation des conventions internationales sur la protection civile.
"Alors que les enfants étaient en plein cours, voilà qu'après ces affrontements, les parents ont fui vers l'Ouganda et ailleurs sur le territoire national. Ces enfants ont déjà perdu leur éducation, leur caractère d'apprendre. On ne sait pas comment faire parce que selon nous, comme organisation humanitaire, constatons qu'il y a une gappe très grave car il y a une violation grave due aux enfants, parce que le code pénal de la protection de l'enfant nous dit que quand les enfants sont entrain d'apprendre, les milices ne doivent pas combattre là où se trouvent l'école ou l'hôpital."
Condamnant l'attitude des éléments de M23, l'OPHK propose comme piste de solutions, l'implication des autorités de l'EPST ainsi que des différents partenaires pour récupérer la situation avant les vacances tout en tenant compte de la situation des enfants pour qu'ils apprennent dans les milieux où ils se trouvent. C'est pour permettre aux enfants d'apprendre et ainsi passer des examens dans leurs milieux d'origine au mois de juillet au cas où il régnait une accalmie.
"On peut contacter les autorités de l'éducation au niveau provincial et dialoguer avec eux pour voir quels mécanismes qu'on peut prendre pour sauver cette génération de demain. Ou bien contacter les chefs d'Etablissement dans les milieux de refuge pour voir comment ils peuvent recevoir ces enfants afin qu'ils récupèrent avec d'autres enfants là où ils ont fui dans le groupement d'accueil."
Quant aux enfants qui ont fui vers l'Ouganda, Jackson Mapendo estime qu'en tant que pays voisin, c'est difficile de rattraper la situation.
"Vraiment pour ceux qui sont en Ouganda, on ne sait pas comment travailler avec eux parce que c'est un pays voisin, et voyez que l'éducation de là et de notre pays se diffèrent. Déjà les enfants de là sont dépaysés. Au niveau de la langue, eux sont habitués de la langue swahili et là, c'est la langue anglaise, vraiment c'est un peu compliqué. Seulement je demanderai à ceux qui ont fui vers l'Ouganda de faire un mouvement retour"
Il a à cet effet demander à ceux qui sont chargés de migration d'aider cette population à faire retour dans leur pays pour que ces enfants puissent profiter de l'éducation de base.