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Massacres des civils à Rumangabo : l'armée congolaise prend à témoin l'opinion nationale et internationale

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Le porte-parole du gouverneur militaire le lieutenant-colonel Guillaume Njike [photo d'illustration]
Le porte-parole du gouverneur militaire le lieutenant-colonel Guillaume Njike [photo d'illustration]

Par Fadi Lendo

Plus de sept personnes ont été tuées par les terroristes du M23 et leurs alliés dans la localité de Rumangabo, groupement de Kisigari en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Selon les sources sur place, ces insurgés ont déversé leur colère sur cette population innocente après être délogés dans le territoire de Masisi et certaines autres localités de la chefferie de Bwito.

«Le bilan pourrait s'alourdir car certains membres des familles restent introuvables, l'heure est à la recherche de leurs corps. Tous ces civils ont été tués par machette. Mais aussi ces terroristes ont pillé plusieurs maisons» informe une source proche de Bugomba dans le territoire de Rutshuru.

En réaction, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, (FARDC), informent l'opinion nationale et internationale que, comme à Kishishe, ce massacre sur les populations Congolaises a été perpétrés sous prétexte qu'elles collaborent avec les Wazalendo dit patriotes. 

«D'après le renseignement fiable en notre possession, ce énième massacre a eu lieu dans la zone sous contrôle des terroristes du M23/RDF et a ciblé sept compatriotes dont les notables et chefs des villages,» renseigne un communiqué du gouvernement provincial du Nord-Kivu signé par son porte-parole, le lieutenant-colonnel Njike Kaiko Guillaume

Ainsi, l'armée congolaise appelle la force régionale de l'EAC et la CIRGL de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éclairer l'opinion nationale et internationale sur ce massacre de trop, véritable crime contre l'humanité et d'en tirer toutes les conséquences.

De son côté, le député provincial du Nord-Kivu Ngaruye Muhozi Emmanuel condamne la complicité des contingents kényans et sud-soudanais de l'EAC basés dans le camp militaire de Rumangabo, situé à moins de 10km du lieu de crime. Pour ce faire, cet élu de Rutshuru exige au président en exercice de cette organisation sous-régionale d'annuler le mandats de toutes les forces de l'EAC qui travaille en RDC à là mercie de l'ennemi.

Il sied de signaler également qu'une autre femme a été fusillée par les mêmes terroristes du M23 dans la nuit de lundi 09 à mardi 10 octobre 2023 dans la localité de Rubare, toujours en territoire de Rutshuru.

Cette dernière a trouvé sur le champ.

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Mardi 10 octobre 2023 - 12:37