Nord-Kivu : L'UNPC encourage une presse humanitaire lors des crises

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Rosalie Zawadi, présidente de l'UNPC/Nord Kivu
Rosalie Zawadi, présidente de l'UNPC/Nord Kivu

Par Prehoub Urprus

 

Deux jours ont suffi pour que les journalistes déplacés basés à Goma soient outillés sur les techniques de couverture des crises humanitaires. Une formation riche en enseignements organisée par UNHCR-GOMA, et qui a permis aux participants d'améliorer, désormais, la qualité de leur travail, lors des crises humanitaires. Particulièrement sur la vie des déplacés, des réfugiés, des retournés, des apatrides et/ou des demandeurs d'asile.

Quoi de plus normal que Rosalie Zawadi, présidente de l'UNPC/Nord Kivu et participante à cette formation, puisse plaider pour que la même formation soit également organisée à l'intention même des journalistes non déplacés ! Car, à l'en croire, "on travaille pour aider nos frères et sœurs en déplacement, à vivre dans des conditions humainement acceptables." L' UNPC -Union Nationale de la Presse Congolaise- encourage les journalistes de la province du Nord-Kivu, à exercer une presse humanitaire. C'est la présidente de cette corporation médiatique, qui l'a exprimé à l'issue d'une formation à l'intention des journalistes déplacés basés à Goma, du 20 au 21 novembre 2023, organisée par l'agence onusienne HCR -Haut Commissariat pour les Réfugiés-.

Au terme de cette session de renforcement des capacités sur les techniques de couverture des crises humanitaires, trente (30) journalistes ayant fui les affres du M23 -Mouvement du 23 mars-, dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi, ont reçu des brevets sanctionnant leur participation à la séance. Satisfaite de cette formation à laquelle elle a pris part, Madame Rosalie Zawadi, présidente de l'UNPC/Nord-Kivu, a profité de l'occasion pour plaider auprès de UNHCR, pour l'organisation de ces mêmes enseignements à l'intention d'autres journalistes non déplacés, dans le but d'améliorer la qualité de leur travail, lors des crises humanitaires, plus particulièrement sur la vie des déplacés internes, réfugiés, retournés, apatrides ou demandeurs d'asile.

«On ne travaille pas pour travailler, mais on travaille pour un but, pour aider nos frères et sœurs en déplacement, à vivre dans des conditions humainement acceptables. Désormais en nous rendant sur terrain, nous allons travailler comme des acteurs qui interviennent aussi pour le plaidoyer, mais aussi qui voient le positif dans tout ce qui se passe sur terrain. Pas que le regard d'activistes ou acteurs de la société civile.

Nous sommes appelés à utiliser nos micros pour plaider en faveur de nos compatriotes, et donner une information encourageante. Nous remercions le HCR pour cette initiative et nous allons demander, si possible, que cette formation soit donnée aux journalistes qui ne sont pas déplacés», a-t-elle plaidé. Il sied de noter que la province du Nord-Kivu, dans l'Est de la RDC, fait face à une insécurité grandissante, due à l'activisme des groupes armés locaux et étrangers.

A côté d'autres catastrophes naturelles, cette situation entraîne un déplacement massif des populations, d'une région vers l'autre. Au regard de cette situation, les journalistes sont donc dans l'obligation de mieux abattre leur travail lors de la couverture médiatique, en informant sans décourager, dire sans nuire, éviter aussi les généralisations et les termes péjoratifs. C'est question que le journaliste, par son reportage, puisse parvenir à décrocher auprès des organisations humanitaires ou personnes de bonne volonté, une aide en faveur des sinistrés.

Jeudi 23 novembre 2023 - 17:32