Par Serge Mavungu
Assani Wa Losomba Emmanuel, un nom, une figure peu connue des Congolais. Pourtant, c'est lui le concepteur des premières Armoiries de la RDC -République démocratique du Congo-, en 1961. Ces armoiries ont été utilisées pendant la première et deuxième République.
Originaire de la orovince de la Tshopo, issue de l’ex- Grande Orientale, Assani Wa Losomba Emmanuel a tiré sa révérence le 11 août dernier, à Kinshasa.
Reconnaissance oblige, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a, au cours du dernier Conseil des Ministres, évoqué le dossier des obsèques de Assani Wa Losomba Emmanuel.
Elle a souligné qu’au-delà des funérailles dignes à lui offrir, il mérite une décoration à titre posthume, ainsi que la reconnaissance de son œuvre d’esprit par la République, conformément à l’Ordonnance-Loi n°86-033 du 05 avril 1986 relative à la protection des droits d’auteurs et des droits voisins.
Après l'annonce de cette décision, qui est un motif de réconfort, la famille biologique ainsi que les proches de Assani Wa Losomba Emmanuel ont exprimé leur gratitude à l'endroit du Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication personnelle.
Cette reconnaissance va également à l'endroit des dirigeants de la SOCODA -Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins-, pour leur intervention à un certain niveau.
Au sujet des droits d'auteur de Assani Wa Losomba Emmanuel, comme l'a fait mention la Cheffe du Gouvernement Judith Tuluka, le DG a.i de la SOCODA-, Joe Mondonga Moyama, Expert arssementé de la gestion collective des droits d'auteur et droits voisins, souligne "qu'ils restent entiers".
Ce dernier a fait l'expertise de deux œuvres de Assani Wa Losomba Emmanuel, les armoiries de la première et deuxième République.
"La famille du défunt arrive à Kinshasa pour remercier le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et assister aux obsèques de son père, et recouvrer également ses droits", a précisé le DG Joe Mondonga.
Et de constater : "L’œuvre d’Assani wa Losomba est devenue une œuvre relevant du domaine de la souveraineté. Tous citoyens devaient l’exploiter et l’utiliser. Au vu de toutes ces exploitations, depuis les années 1960, Monsieur Emmanuel Assani a tenté plusieurs fois de saisir formellement les autorités politiques du pays, de différentes instances de la République. Malheureusement, toutes ses tentatives amorcées se sont heurtées à une fin de non-recevoir, jusqu’au jour où nous avons fait l’expertise de son œuvre au niveau de la SOCODA".