Par la Rédaction
L’Autorité de l’Aviation Civile Congolaise (AAC) traverse une période de tensions internes. Des agents de l’entreprise publique ont interpellé le gouvernement sur des dysfonctionnements qu’ils attribuent au mode de fonctionnement du conseil d’administration.
Selon plusieurs témoignages recueillis par Opinion-Info sous couvert d’anonymat, le personnel reproche au Conseil d’administration, présidé par Désiré Muwala Bol’Makob, de s’impliquer directement dans l’élaboration du cadre organique de l’institution.
“Le cadre organique relève en principe de la direction générale. Le Conseil a un rôle d’approbation", explique un cadre de l’AAC.
Les agents citent également le nom de Henry Itoka, présenté comme mandataire, et de Hypolite Mwaka, directeur des ressources humaines et ancien directeur général adjoint, comme étant associés à ce processus. Ils accusent ce dernier d’avoir procédé à des départs anticipés à la retraite de certains directeurs. Contactés, les intéressés n’ont pas souhaité réagir dans l’immédiat.
Les dénonciateurs évoquent en outre la situation du Directeur Général, Dieudonné Tshipamba, dont l’état de santé "préoccuperait le personnel", et pointent des risques de conflit d’intérêts concernant Mme Mamitsho Pontshi, Administratrice à l’AAC et par ailleurs Directrice générale adjointe de Congo Airways.
Dans un mémo adressé aux autorités, le personnel demande l’arbitrage du Vice-Premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba, ainsi que l’implication de la Première ministre Judith Suminwa et du Président Félix-Antoinne Tshisekedi.
"Nous demandons le respect des textes et une clarification des rôles entre le conseil et la direction générale", indique le document consulté par Opinion-Info
Sollicitée, la direction de l’AAC n’a pas encore communiqué officiellement sur ces accusations.